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Plateforme ouverte du patrimoine

Oppidum, puis prieuré de bénédictins dit prieuré de Saint-Julien-l'Ardent, puis château de Saint-Julien

Désignation

Dénomination de l'édifice

Oppidum ; prieuré ; château

Genre du destinataire

De bénédictins

Appellation d'usage

Prieuré de Saint-Julien-l'Ardent ; Château de Saint-Julien

Titre courant

Oppidum, puis prieuré de bénédictins dit prieuré de Saint-Julien-l'Ardent, puis château de Saint-Julien

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Châtelais

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays Segréen

Canton

Segré

Lieu-dit

Saint-Julien

Références cadastrales

1826 B4 1318 à 1334, 13354, 1355 ; 1967 B4 541 à 543, 545 à 562, 565, 566, 745

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Oudon (l')

Partie constituante non étudiée

Fossé ; parc ; moulin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Age du fer ; 4e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1821

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Par sa ressemblance morphologique avec d'autres sites de l'ouest armoricain et selon le matériel archéologique retrouvé sur place, il semble que l'oppidum puisse être daté de la Tène finale. Le site fut ensuite occupé par les bénédictins de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers qui y fondèrent un prieuré, mentionné dès 1218, rattaché au 18e siècle (1731) au collège de Châteaugontier. Si au 19e siècle on pouvait encore observer les vestiges de la chapelle (transformée en écurie) et du logis prioral, il ne subsiste aujourd'hui aucune trace architecturale de cette occupation religieuse. Vers 1880, l'architecte angevin Bibard transforma radicalement les lieux en faisant élever le château actuel et ses communs. Le moulin-tour élevé au nord porte la date 1821 ; il semble toutefois plus ancien, peut-être du 18e siècle (?).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Tuffeau ; pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit en pavillon ; toit à longs pans ; toit à l'impériale ; pignon couvert ; toit conique

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie ; escalier intérieur : escalier tournant, en charpente

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie éolienne

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site est mentionné sur la carte de Peutinger sous le nom de Combaristum (avec le radical gaulois "ritos" signifiant "gué"). L'oppidum est installé sur une cluse dominant la vallée de l'Oudon par deux abrupts de 40 mètres. Les talus défensifs, encore visibles au nord-ouest, devaient occuper 5 hectares et protéger l'oppidum sur tout son côté ouest et sans doute au sud ; ils manquent à l'ouest et au nord là où l'abrupt suffisait à la défense. Il s'agit d'un double talus et d'un double fossé dont la plus grande amplitude verticale actuelle n'atteint plus que 3 mètres. C'est aussi du côté le moins bien défendu que les défenses s'étendent le plus en largeur, pour atteindre 50 mètres (Jean-Claude Meuret, Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne, Société d'histoire et d'archéologie de la Mayenne, Laval, 1993, p. 163-174). Le château propose un corps de bâtiment central, couvert en longs pans, cantonné par des pavillons à hauts combles ; au sud, le pavillon coiffant le ressaut central est lui-même couronné d'un belvédère couvert par une toiture à l'impériale. Le gros-oeuvre de la construction est sans doute en moellons de grès avec enduit ; toutefois la pierre de taille en tuffeau est largement utilisée en second oeuvre pour les encadrements, les chaînages, les lucarnes mais aussi en placage afin de mettre en valeur la travée en ressaut de la façade sud. Au nord-ouest, le moulin-tour construit lui aussi en moellons de grès et enduit est couvert par une toiture conique ; l'escalier tournant en bois desservant les niveaux et le mécanisme sont toujours en place.

État de conservation (normalisé)

Vestiges ; détruit ; bon état

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Conditions d'ouverture au public

Fermé au public

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Pelloquet Thierry

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70