Village
Village
Occitanie ; Lozère (48) ; Pelouse
Mende nord
1994 G1, C2, D1, E
En village
La Rouvière faisait partie du territoire soumis à la juridiction de l'évêque en tant que seigneur de Mende. Ce n'est que le 19 février 1889 que la commune de La Rouvière prend le nom de Pelouse où le chef-lieu de la commune a été transféré. La commune actuelle comprend une agglomération, Pelouse, trois hameaux, La Rouvière, les Salces et Eygas, et une ferme, l'Esclancide. Le regroupement de l'habitat ne s'est pas effectué autour d'un pôle unique, mais se repartit très tôt en plusieurs hameaux desservis par l'église Notre-Dame de La Rouvière. On peut supposer une origine prieurale pour La Rouvière qui fixe un habitat autour d'une église mentionnée pour la première fois en 1123 par une bulle du pape Calixte II et comme église paroissiale en 1364. Cette église sera pillé le 10 mars 1588 par les Protestants. La permanence de l'habitat intercalaire s'explique par la géographie et les activités de la commune. En cette zone aride et granitique, les ressources agricoles favorisent la vie en autarcie et non la vie communautaire des secteurs de plaine : culture de céréales, exploitation de la forêt de La Rouvière et élevage ovins prédominent. Au 19e siècle, Pelouse est une paroisse considérée comme annexe de la succursale ecclésiastique de La Rouvière. L'essor récent du village de Pelouse est lié à sa position de carrefour sur les pénétrantes nord-sud et est-ouest.
Situé au pied de la montagne de la Margeride qui domine la vallée du Lot et à 1145 mètre d'altitude, Pelouse est entourée au sud par les petits Causses d'Eygas, au nord par ceux de la Rouvière. Sur ce territoire de schiste calcaire, le granite progresse sous forme de filons et se présente sous forme de blocs, notamment au niveau d'Eygas et de la Rouvière. La commune est desservie au sud par la route de Toulouse à Mende vers Langogne et Lyon (l'actuelle nationale 88) et au nord par l'ancienne route de Mende à Châteauneuf et s'étale sur une superficie de 3298 hectares. Le village de la Rouvière, comparable dans sa morphologie au village du Born, se compose d'îlots repartis en contrebas et réunis autour d'une place centrale regroupant les édicules liés à la vie communautaire : four à pain, abreuvoir, croix monumentale. Lorsque Pelouse a ravi le titre administratif à la Rouvière, le village s'est doté à la fin du 19e siècle, d'une église, d'une mairie et de constructions nouvelles qui ont profondément modifié le noyau ancien du village. Les Salces et Eygas connaissent le même phénomène d'abandon que la plupart des hameaux du canton, leur extension étant figée depuis le 18e siècle.
Propriété publique ; propriété privée
1996
(c) Inventaire général Région Occitanie
1996
Palouzié Hélène
Dossier individuel
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47