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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineCombat de dix-huit hommes nus
Combat de dix-huit hommes nus



Référence de la notice
00130101419
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
29 juillet 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SIFFER Florian
Crédits photographiques
© Mathieu Bertola, Service photographique des Musées de Strasbourg
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.002.0.53 ; 77.R.2011.0231 (N° récolement)
Domaine
Titre
Combat de dix-huit hommes nus
Précisions sur l'auteur
BEHAM : Nuremberg, 1502 ; Bologne, 1540 ; nationalité : Allemande
École (pays)
Allemagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1528
Historique
Ces trois estampes, qui représentent des combats d'hommes nus armés, sont de mêmes dimensions et exécutées suivant les mêmes critères de composition et de technique : les figures traitées en réserve se détachent sur un fond sombre qui leur donne un volume et un modelé imitant l'effet plastique du bas-relief. Les scènes sont conçues sous forme de frises qui rappellent incontestablement les sculptures des sarcophages grecs ou romains. En dehors de cette source antique, Barthel Beham s'inspire également des estampes italiennes, notamment celles de Marcantonio Raimondi et d'Antonio Pollaiuolo. On pense particulièrement au Combat d'hommes nus gravé vers 1470 par ce dernier (G. Lambert, 1999, p. 120-121, n° 243) : cette composition où l'artiste dispose avec une extraordinaire variété les figures de face ou de dos, parfois associées par groupe de manière parfaitement artificielle, connaît tout au long du XVIe siècle une large diffusion comme modèle incontestable de la représentation du corps humain. Elle était connue de Dürer qui fut très marqué par l'art de Pollaiuolo lors de son premier séjour à Venise en 1495 : les deux dessins du musée Bonnat de Bayonne et de l'Ecole des Beaux-Arts témoignent de cette influence (cat. exp. Paris, Ensba, 1985, n° 6). On la retrouve également chez d'autres artistes du milieu du XVIe siècle en France, tel Etienne Delaune qui conçut une série de douze estampes d'un esprit très proche de celui de Beham (cat. exp. Paris, Bibliothèque nationale de France, 1994, p. 359, n°110). Ces deux derniers graveurs reprennent également à leur compte le même fond sombre utilisé par Pollaiuolo, mettant en valeur la plasticité et le volume des corps dans un travail au burin d'une précision et d'un soin étonnants. Conçues comme des frises, ces scènes étaient vraisemblablement destinées à servir de modèles aux orfèvres pour décorer des armes. (Emmanuelle Brugerolles)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins