2003.4.337 ; L 177 (Collection Chatillon)
Arrivée du jeune mulâtre Vincent Ogé au Cap (St Domingue) brandissant l'étendard de la Liberté, le 12 octobre 1790
Grenier, graveur : Paris, 1793 ; Paris, 1867
1822
Hauteur en cm 42 ; Largeur en cm 28
signature, date, légende, armoiries
signature, En bas à gauche : f. Grenier ; signature, En bas au centre : lith. de Villain r. de Sèvres N.11 ; date, En bas à droite : 1822 ; légende, En bas : Petit paragraphe décrivant l'arrivée de Vincent Ogé de France au Cap (St Domingue) accueilli par Chavanne et ses amis ; armoiries, En bas au centre : en médaillon, au centre du texte, les armes de la République d'Haiti : Liberté Egalité République d'Hayti
Révolte de Saint-Domingue : Vicent Ogé (1755-1791), mulâtre, natif de Dondon dans le nord de Saint-Domingue, issu d'une famille aisée, fit de brillantes études et vécut en France. Rentré à Saint-Domingue, il exerça le métier de négociant.À la Révolution française, il fut l'un des fondateurs de la Société des colons américains, groupe d'influence proche de la Société des amis des Noirs. Il argumenta pour l'égalité des libres mulâtres et affranchis auprès des députés à l'Assemblée constituante. Inquiété par les colons, il dut, pour revenir à Saint-Domingue en 1790 avec des armes et des munitions, passer par l'Angleterre et les États-Unis. En octobre, il exigea par écrit l'égalité des libres de couleur. Devant la fin de non-recevoir des blancs, il organisa une rébellion en armant plus de trois cents mulâtres dans les montagnes du Nord. Dans la nuit du 28 octobre, ils parcoururent les plantations et menacèrent les blancs, pillant quelques habitations. Les troupes réagirent et dispersèrent la bande, arrêtant plus de deux cents d'entre eux. Le 5 janvier, Vincent Ogé est livré par les Espagnols auprès de qui il s'était réfugié. Après un procès sommaire, Vincent Ogé et son complice, le noir affranchi Jean-Baptiste Chavannes, furent roués vifs en place publique le 25 février 1791 au Cap-Français. Source : Wikipedia
1790
propriété de la commune, legs, Bordeaux, musée d'Aquitaine
2003
Collection privée, Chatillon Marcel
Bordeaux au XVIIIème siècle, Le commerce atlantique et l'esclavage, textes de François Hubert, Christian Block, Jacques de Cauna, préf. d'Alain Juppé, Bordeaux, Ed. Le Festin, juin 2010, (p. 168, repr.)