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POP | Plateforme ouverte du patrimoineIncendie de la poudrière d'Anvers
Incendie de la poudrière d'Anvers

Référence de la notice
00980001988
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
27 mars 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SEGURA Patrick
Crédits photographiques
POUMEYROL
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2004.5.1
Domaine
Dénomination
Titre
Incendie de la poudrière d'Anvers
Auteur
Précisions sur l'auteur
VAN HEIL : Bruxelles, 1604 ; Bruxelles, 1662
École (pays)
Flandres
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Appartenant à une petite dynastie d'artistes bruxellois, son père et deux de ses frères sont également peintres, Daniel van Heil demeure aujourd'hui encore le plus recherché d'entre eux. Reconnu maître par la guilde de Bruxelles en 1627, il s'était fait une spécialité dans la peinture de paysages. Trois types de compositions dominent sa production: les scènes d'hiver, les paysages agrémentés de ruines et enfin les scènes d'incendie.
Le tableau de Pau se rattache naturellement à cette dernière catégorie. Par son titre évocateur, il pourrait ambitionner de rivaliser avec les fameuses compositions d' Egbert van der Poel décrivant la tragique explosion de la poudrière qui ravagea la ville de Delft en 1654. On pourrait également proposer une lecture purement historique de cet incendie et y reconnaître un épisode de la ' furie espagnole ' qui provoqua la mise à sac d'Anvers en 1576.
Cependant, ce type d' interprétation ne résiste pas toujours devant l'évidence du fait pictural car il s 'agit avant tout d'un brillant exercice de peinture. Ainsi, la fantaisie et le pittoresque ne sont jamais absents des compositions de Daniel van Heil. En effet, si l'on reconnaît aisément la célèbre flèche coiffant l'une des tours de la cathédrale d'Anvers, la description des belles façades à pignons se cantonne quant à elle à une approche plus probablement générique et décorative. L'embrasement de la ville constitue à l'évidence le sujet principal de cette oeuvre et offre à l'artiste l'occasion de déployer tout son talent de coloriste: braises rougeoyantes, flammes bondissantes dévorant les maisons patriciennes et éclairant le ciel bleu-nuit, volutes de fumée virant au noir d'encre. L'épaisseur de certains empâtements amplifie également ces contrastes recherchés entre les tons chauds de l'incendie et les tons froids du ciel. Au bout du compte, la dramatisation du sujet s'efface complètement devant les séductions du pinceau et de la couleur.
Le succès rencontré par ces compositions chamarrées explique aisément leur répétition qui, souvent, s'inspirent librement des sources bibliques ou historiques pour décrire notamment les incendies de Sodome ou de Troie. (GA. 15 ans 09/2008)
Localisation
Pau ; musée des beaux-arts