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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Imploration
L'Imploration

Référence de la notice
00980004312
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
27 mars 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© POUMEYROL
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2006.3.1
Domaine
Dénomination
Titre
L'Imploration
Auteur
Précisions sur l'auteur
DEVERIA : Paris, 1800 ; Paris, 1857
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Connu comme l'un des plus féconds lithographes de la Restauration, Achille Devéria a sans doute pâti de la gloire précoce de son frère Eugène. En effet, les deux artistes travaillèrent souvent de concert dans les années 1820-1830 comme l'atteste la commande de la fabrique de l'église Saint-Léonard de Fougères mais, les contributions ainsi que la personnalité d'Achille apparurent toujours en retrait. La critique s'est ainsi peu attardée sur l'oeuvre peint de l'artiste préférant louer la pureté de son dessin et la qualité de ses portraits. Seules surnagent de l'artiste des compositions religieuses dont Le Repos de la sainte Famille loué par Baudelaire au Salon de 1846 et quelques scènes de genre délicatement peintes.
Il est d'ailleurs significatif que cette Imploration soit passée en vente publique sous le nom d'Eugène Devéria, démonstration évidente de l'ignorance dans laquelle on tient l'oeuvre de son frère alors que la signature est parfaitement lisible.
Le sentimentalisme appuyé de cette scène, pure invention de l'artiste ou illustration d'un feuilleton littéraire à identifier, permet de rattacher cette petite toile à l'esthétique troubadour. On n'insistera pas sur le côté scabreux du sujet qui semble dépeindre une paternité inavouable. Par contre, et c'est là que réside les grandes qualités de l'artiste, Achille Devéria est un coloriste hors pair, capable de faire vibrer les couleurs avec un naturel tout à fait confondant. Par ailleurs, la description d'un intérieur monacal gothique où l'on distingue sculptures et fresques semble largement inspirée par l'une des galeries du monastère bénédictin de Subiaco. Le Moyen Age est alors à la mode comme le démontre le succès rencontré par le célèbre musée des Monuments Français d'Alexandre Lenoir . Elle prouve en tout cas l'actualité de cette toile qui offre un excellent contrepoint aux clairs-obscurs tant recherchés de François Marius Granet. (GA. Catalogue peinture du XIXe siècle, 2007.)
Localisation
Pau ; musée des beaux-arts