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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Sacrifice d'Iphigénie, étude d'ensemble
Le Sacrifice d'Iphigénie, étude d'ensemble

Référence de la notice
00980004721
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 octobre 2014
Rédacteur de la notice
SAVES Manoli
Crédits photographiques
© POUMEYROL
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2007.5.1
Domaine
Dénomination
Titre
Le Sacrifice d'Iphigénie, étude d'ensemble
Auteur
Précisions sur l'auteur
BILLOTEY : ?, 1883 ; Paris, 1940
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Louis Billotey appartient à cette passionnante génération d'artistes de l'Entre-Deux-Guerres qui a su renouveler l'esprit et les modèles de la peinture décorative française. Cette étude fascinante est préparatoire à l'oeuvre qui fut présentée au Salon des Artistes français de 1936. Celle-ci fut acquise par l'Etat pour être finalement déposée au Musée d'Art et d'Industrie André Dilligent de Roubaix. Le sujet est emprunté à la tragédie d'Euripide, Iphigénie à Aulis. Fille de Clytemnestre et d'Agamemnon, Iphigénie fut condamnée par son père, sur le conseil du devin Calchas, à être sacrifiée à Artémis. En effet, la déesse de la Chasse, irritée par une grave offense, empêchait la flotte grecque de quitter Aulis pour gagner Troie. Au moment du sacrifice, Artémis, attendrie par la pureté d'Iphigénie lui substitua une biche puis l'enleva dans une nuée et la transporta en Tauride. Privilégiant les héroïnes de ce drame, Louis Billotey dévoile la chaste nudité d'Iphigénie. Clytemnestre, dans un mouvement d'appréhension, retient la marche au supplice de sa fille tandis qu'Artémis , impassible retient fermement un chien de sa meute. On devine au premier plan les contours stylisés de la biche qui sera finalement immolée. Dans cette étude complexe, seule l'étrange anatomie d'Iphigénie est véritablement aboutie. Ce corps, aux membres démesurément allongés, semble procéder d'une libre interprétation des canons de l'art bellifontain. Curieusement, le fond végétal, traité par masses et volumes décomposés, paraît répondre aux recherches du cubisme décoratif des années 20. Ce caractère hybride, loin de nuire au sujet, en renforce le pouvoir d'évocation. On remarquera enfin que l'artiste, en éludant le dessin des yeux, plonge cette scène dans une sorte d'atmosphère atemporelle pétrifiée par l'incommunicabilité. (GA. 15 ans d'acquisition 09/2008)
Localisation
Pau ; musée des beaux-arts