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POP | Plateforme ouverte du patrimoineVénus priant Neptune d'être favorable à Enée (Ce sujet semble plus approprié au tableau vu l'apparition de Vénus dans un char, qui n'aurait rien à faire dans un Triomphe de Neptune. MG 06/2005.) ; Le Triomphe de Neptune (Ancien titre)
Vénus priant Neptune d'être favorable à Enée (Ce sujet semble plus approprié au tableau vu l'apparition de Vénus dans un char, qui n'aurait rien à faire dans un Triomphe de Neptune. MG 06/2005.) ; Le Triomphe de Neptune (Ancien titre)


Référence de la notice
01370001927
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 août 2006
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Valcauda Sophie ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
CA 688 ; 208 (Cat. peint. françaises 1968) ; 688 (Cat. 1883)
Domaine
Dénomination
Titre
Vénus priant Neptune d'être favorable à Enée (Ce sujet semble plus approprié au tableau vu l'apparition de Vénus dans un char, qui n'aurait rien à faire dans un Triomphe de Neptune. MG 06/2005.) ; Le Triomphe de Neptune (Ancien titre)
Précisions sur l'auteur
GAGNERAUX : Dijon, 1756 ; Florence, 1795 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1779
Historique
Dans l'Enéide de Virgile, les derniers Troyens fuient leur ville guidés par le prince Enée, fils de Vénus. Lors de leurs pérégrinations, leur protectrice Vénus et Junon, qui les poursuit toujours de sa haine, continuent à s'affronter : si Junon demande à Eole, dieu des vents, d'engloutir la flotte troyenne, Vénus part implorer la clémence de Neptune, dieu des mers, afin que ses protégés puissent quitter la Sicile sans encombre et atteindre enfin les côtes du Latium (Enéide, V, 780-825). Dans le tableau de Gagneraux, peint à Rome en 1779, Neptune est représenté avec son traditionnel trident, dominant le monde des eaux sur son char formé d'une gigantesque coquille tirée par de mythiques chevaux marins aux pattes palmées. Le premier plan est peuplé de créatures insistant sur l'élément aquatique (tritons, néréides et dauphins), tandis que l'un des bateaux troyens est à peine visible à l'extrémité droite de la toile. Contrastant avec l'impétuosité et la fougue des éléments marins, la déesse de l'amour descend mollement sur son char tiré par les colombes -qui sont l'un des attributs traditionnels de la déesse. Accoudée sur son bras, elle semble presque endormie, mais le geste de sa main gauche, la paume tournée vers le haut, indique bien qu'elle demande quelque chose au dieu de la mer. Ce geste d'imploration était alors couramment compris, et François Perrier l'a représenté de manière tout à fait similaire dans le tableau qu'il avait réalisé sur le sujet plus d'un siècle auparavant (fig. 1). Un repentir de Gagneraux, rendu visible par un ancien nettoyage trop poussé, a fait réapparaître la déesse dans la première position imaginée par l'artiste : celle-ci était debout et accoudée sur un nuage (les jambes de cette première Vénus sont d'ailleurs visibles à gauche des colombes). Cette déesse « redoublée » ne perturbe cependant pas trop la poésie du tableau, qui provient principalement du contraste entre le monde violent sur lequel règne Neptune et le calme de la déesse qui lui rend visite. (Notice de Matthieu Gilles extraite de 'Mythes et Légendes en Occident : Collection du Musée du Louvre', Taiwan, 2012)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts