Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineScène de Harem : La négresse porteuse d'oiseaux au palais de Schéhérazade
Scène de Harem : La négresse porteuse d'oiseaux au palais de Schéhérazade

Référence de la notice
01370003085
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Crédits photographiques
Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 568 ; 184 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Scène de Harem : La négresse porteuse d'oiseaux au palais de Schéhérazade
Précisions sur l'auteur
MONTICELLI : Marseille, 1824 ; Marseille, 1886
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1880
Historique
Après son retour de Marseille en 1871, Monticelli mènera de front les peintures faites sur le motif et les oeuvres d'imagination réalisées à l'atelier. Cette scène orientale ou peut-être antique, avec ses femmes nues reposant sur un triclinium, son esclave noire, son architecture avec colonnes, architrave et plafond à caissons, retrouve comme en un écho lointain le souvenir du romantisme, de Diaz, de Delacroix et plus directement de Couture. Cette peinture, exécutée sur un panneau d'acajou, est très empâtée : on sait que Monticelli allait même jusqu'à utiliser des brosses à demi-coupées pour qu'elles soient plus dures. D'où cette magnificence de la matière qui atteint au lyrisme pur. Henri Focillon (1928) semblait presque inspiré par ce tableau lorsqu'il écrivit qu' 'en Monticelli se combinent audacieusement la féerie de Diaz, décuplée en intensité et mystère, l'ivresse de la couleur, fouettée, torturée, coulante, massée, pétillante, tantôt saisie et maçonnée au couteau, tantôt ramassée, travaillée en conglomérats foudroyants par les coups réguliers, les tapotements d'une brosse petite, ronde et courte, le délire d'un chatoyant exotisme, l'aventure méditerranéenne'. Pierre Granville et Aaron Sheon (1974) situèrent cette peinture vers 1880, en raison du caractère très esquissé des figures.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts