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POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'amiral de Coligny en impose à ses assassins (Autre titre) ; Mort de Coligny (Autre titre)
L'amiral de Coligny en impose à ses assassins (Autre titre) ; Mort de Coligny (Autre titre)

Référence de la notice
01370004554
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 août 2006
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Sabine Marie-Anne ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Jay
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
CA 465 et 755 ; 465 (Cat. 1883) ; 333 (Cat. peint. françaises 1968) ; INV 8078 (ancien n° Louvre) ; MR 24958 (n° Etat)
Domaine
Dénomination
Titre
L'amiral de Coligny en impose à ses assassins (Autre titre) ; Mort de Coligny (Autre titre)
Précisions sur l'auteur
SUVEE : Bruges, 1743 ; Rome, 1807 ; nationalité : Française ; -
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1787
Genèse
carton de tapisserie ; oeuvre en rapport
Historique
Avec Andries Cornelis Lens (1739 - 1822), Joseph Suvée est considéré comme l'un des plus importants promoteurs du néoclassicisme en Belgique. On reconnaît toutefois dans une partie de son oeuvre des signes avant-coureurs, saillants, de romantisme, surtout dans ses scènes de nuit. La toile 'L'Amiral de Coligny en impose à ses assassins' en est ici un exemple représentatif. A côté du style dynamique, tout en gestes théâtraux, du clair-obscur dramatique et de l'allant que la composition diagonale confère à cette toile monumentale, c'est surtout le thème qui renvoie au romantisme. En lieu et place d'un récit grec ou romain classique, c'est maintenant un tableau, inhabituel pour l'époque, de l'histoire nationale (française) qui est mis en scène. Cette forme adaptée de la peinture historique est en effet annonciatrice de ce qui deviendra plus tard un genre majeur du romantisme. Concrètement, Suvée s'inspire de l'histoire du chant II de la 'Henriade - La Ligue ou Henry le Grand', un poème épique publié par Voltaire en 1723. L'oeuvre raconte l'assassinat de Gaspard de Coligny (1519 - 1572), l'une des principales victimes du massacre de la Saint-Barthélemy. Dans cette scène meurtrière des Guerres de religion en France, ce personnage protestant marquant, exemple de vertu, est attaqué par une bande d'assassins. Avec force courage, il tient ses assaillants en échec, mais l'attaque finira un peu plus tard par lui être fatale. Cette peinture est exposée au Salon de Paris de 1787 en même temps que 'La Mort de Socrate' (New York, The Metropolitan Museum of Art), une oeuvre de Jacques-Louis David (1748 - 1825). Comparée à cette dernière, la toile de Suvée ressemble déjà à une sorte de manifeste du romantisme en France. L'influence de Joseph Suvée sur la peinture belge, surtout à travers ses nombreux élèves, est encore trop méconnue. [...] ; Commandé par la Direction des Bâtiments du Roi le 7 mai 1786 'pour le Sallon de 1787' et payé 3000 livres en 1787 (Arch. Nat. O1 1931) ; coll. de Louis XVI ; agréé comme carton de tapisseries aux Gobelins le 1er sans-culotides, an II (17 septembre 1794) ; réserves du Louvre de 1809 à 1855 ; exposé de 1855 à 1870, mis en dépôt au musée de Dijon en 1872. ; Gaspard de Coligny (1517 - 1572), valeureux officier de François Ier puis de Henri II, fut l'un des chefs du parti protestant. A la Saint-Barthélémy, il fut assassiné dans son hôtel près du Louvre. Le tableau transpose un passage de 'L'Henriade' de Voltaire, parue en 1723 : 'Frappez, ne craignez rien, Coligny vous l'ordonne. Ma vie est peu de chose et je vous l'abandonne...' ; en rapport avec : Suvée, L'Amiral de Coligny, Mobilier National
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts