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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Colline
La Colline

Référence de la notice
01370009585
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
30 août 2024
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Crédits photographiques
© François Jay - musée des beaux-arts de Dijon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 498 ; 57 (DG 1976)
Domaine
Titre
La Colline
Auteur
Précisions sur l'auteur
Douai (Nord), 1856 ; Saint-Clair (Lavandou, Var), 1910
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1905 ; 1907
Historique
Cette aquarelle a sans doute été réalisée dans les environs de Saint-Clair, petit village de la côte varoise que Cross ne quitta plus guère à la fin de sa vie. Isabelle Compin (1970) la situait autour des années 1905-1907, tandis que Pierre Granville préférait la dater des années 1907-1908. C'est en tout cas le moment où Cross privilégie ce médium. Jusqu'en 1903, il en fait un usage restreint, soit pour rehausser un croquis, soit pour préparer un tableau (cf. l'étude pour la 'Calanque des Antibois', inv. DG 585). Après 1903, l'aquarelle est employée d'une manière plus systématique : elle reste un moyen de notation pour préciser par exemple un accord de couleurs pour un tableau en cours d'exécution ou afin de servir d'aide-mémoire pour des oeuvres futures, mais elle est aussi employée pour elle-même. Dans une lettre à Angrand, datée de mars 1900, Cross écrit ainsi : 'Depuis quelques jours, je me repose de mes toiles par des essais d'aquarelle et des esquisses en me servant de cette matière. C'est amusant. L'absolue nécessité d'être rapide, hardi, insolent même, apporte dans le travail une sorte de fièvre bienfaisante après les soirs de langueurs passés sur les peintures dont l'idée première fut irréfléchie' (Isabelle Compin, 1964). L'aquarelle, en effet, par sa nature même, apporte à l'artiste, absorbé par la technique lente de la peinture à l'huile, une manière de délassement. L'utilisation qu'il en fait - rapidité de la notation, liberté du geste, éclat des couleurs - est éblouissante, comme en témoigne cette feuille qui contraste avec les productions de Signac à la même époque. C'est à une véritable synthèse de paysage qu'il parvient ici par le seul art de la couleur.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts