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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePaysage avec lac, ruines et château
Paysage avec lac, ruines et château

Référence de la notice
01370010609
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 503 ; 145 (DG 1976)
Domaine
Titre
Paysage avec lac, ruines et château
Auteur
Précisions sur l'auteur
HUGO : Besançon, 1802 ; Paris, 1885
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1837/02/26
Historique
Cette feuille, datée du 26 février 1837 et provenant de la collection Meurice (qui fut l'exécuteur testamentaire des héritiers du poète), est l'un des premiers paysages composés de Victor Hugo. On ne rencontre en effet avant cette date, dans son oeuvre dessiné, que des caricatures ou des croquis de voyage simplement rendus. Comme le remarquait Pierre Georgel (1971), 'dès février 1837 apparaissent plusieurs séries simultanées de petites compositions à la plume, parfois rehaussées de lavis, dans lesquelles le dessin s'affranchissant de ses disciplines s'aventure dans l'imaginaire'. Victor Hugo, dont on sait l'absence d'apprentissage et de métier, donc de toute référence à une tradition, hausse d'un coup son ambition et passe sur un autre plan : celui de la création plastique. Il se sert ici de son matériel de notes (sans doute le château de Fougères, observé au cours d'un voyage en 1836, comme l'atteste un croquis à la mine de plomb exécuté cette année-là et conservé à la Maison de Victor Hugo à Paris) et de ses souvenirs pour composer un paysage imaginaire au moyen de la plume et du lavis, distribuant les valeurs dans l'espace avec un art qui fait songer à la gravure : le travail à la plume rend le dessin 'assez semblable à l'eau-forte' écrivait d'ailleurs Théophile Gautier en 1838 dans 'Album cosmopolite'. Les maladresses y sont évidentes (installation de la tour en ruine au premier plan, au moyen d'une tache d'encre dont la lourdeur est accentuée par la masse du bosquet qui lui est accolé, dans l'axe du motif principal par exemple), mais le propos est ailleurs, dans la recherche d'un répertoire et la mise au point d'une technique.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts