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La France ou Saint Georges


Référence de la notice
01370013638
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Lévy Sophie
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 205 bis ; 191 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
La France ou Saint Georges
Précisions sur l'auteur
RODIN : Paris, 1840 ; Meudon, 1917
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Genèse
objet en rapport
Historique
Cette sculpture a été donnée par Rodin à Pierre Maël, pseudonyme littéraire de Charles Causse (1862-1905), ami du sculpteur et qui possédait également d'autres pièces de l'artiste ('Hécube', 'Le Frère et la soeur'). Mais on ne trouve pas trace de ce cadeau dans les lettres de Maël à Rodin conservées au Musée Rodin (Monique Laurent, 1974). C'est Camille Claudel qui a servi de modèle pour cette sculpture. On sait que la soeur aînée de l'écrivain avait été l'élève et l'assistante de Rodin, pour qui elle nourrit une passion qui la conduisit à la folie. Ils avaient rompu leurs relations en 1894. Rodin semble avoir ajouté vers 1904 des épaules couvertes d'une armure et un casque (ou bonnet phrygien?) à une tête exécutée probablement au cours de leur liaison et dont il existe un exemplaire au Musée Rodin, daté de 1884. Cette nouvelle composition est alors appelée 'Impératrice Byzantine' ou 'Buste d'un jeune guerrier'. Le bronze qui en est tiré est exposé en 1906 à l'Université de Glasgow sous le nom de Saint-Georges. Il apparaît peu après sous l'appellation de 'La France', titre qui lui est donné notamment à son exposition au Victoria and Albert Museum à Londres en 1914. La reprise de l'oeuvre, au moment où le portrait de Camille Claudel est devenu une allégorie de la France, est sensible dans la différence de traitement des matières : l'aspect poli et achevé du visage sur lequel vient se glisser la lumière contraste avec le côté grossier du casque, des cheveux, de l'armure, où le pouce et l'outil ont laissé de profondes empreintes qui créent autant de zones d'ombre. Dans l'état actuel des archives du Musée Rodin, il n'est pas possible d'être renseigné sur le fondeur de cette pièce, qui serait Alexis Rudier. Deux autres exemplaires de ce bronze, avec celui du Musée Rodin, sont conservés, l'un au Musée national des Beaux-Arts de Buenos-Aires, l'autre à la Tate Gallery de Londres (n° 6052). Elle a également été reprise pour la figure de la France destinée au monument commandé par les Etats de New-York et du Vermont pour commémorer le troisième centenaire de la découverte du lac par Champlain et inauguré le 3 mai 1912 à Crown Point (New-York). ; Cette sculpture a été donnée par Rodin à Pierre Maël, pseudonyme littéraire de Charles Causse (1862-1905), ami du sculpteur et qui possédait également d'autres pièces de l'artiste ('Hécube', 'Le Frère et la soeur'). Mais on ne trouve pas trace de ce cadeau dans les lettres de Maël à Rodin conservées au Musée Rodin (Monique Laurent, 1974). C'est Camille Claudel qui a servi de modèle pour cette sculpture. On sait que la soeur aînée de l'écrivain avait été l'élève et l'assistante de Rodin, pour qui elle nourrit une passion qui la conduisit à la folie. Ils avaient rompu leurs relations en 1894. Rodin semble avoir ajouté vers 1904 des épaules couvertes d'une armure et un casque (ou bonnet phrygien?) à une tête exécutée probablement au cours de leur liaison et dont il existe un exemplaire au Musée Rodin, daté de 1884. Cette nouvelle composition est alors appelée 'Impératrice Byzantine' ou 'Buste d'un jeune guerrier'. Le bronze qui en est tiré est exposé en 1906 à l'Université de Glasgow sous le nom de 'Saint-Georges'. Il apparaît peu après sous l'appellation de 'La France', titre qui lui est donné notamment à son exposition au Victoria and Albert Museum à Londres en 1914. La reprise de l'oeuvre, au moment où le portrait de Camille Claudel est devenu une allégorie de la France, est sensible dans la différence de traitement des matières : l'aspect poli et achevé du visage sur lequel vient se glisser la lumière contraste avec le côté grossier du casque, des cheveux et de l'armure, où le pouce et l'outil ont laissé de profondes empreintes qui créent autant de zones d'ombre. Dans l'état actuel des archives du Musée Rodin, il n'est pas possible d'être renseigné sur le fondeur de cette pièce, qui serait Alexis Rudier. Deux autres exemplaires de ce bronze, avec celui du Musée Rodin, sont conservés, l'un au Musée national des Beaux-Arts de Buenos-Aires, l'autre à la Tate Gallery de Londres (n° 6052). Elle a également été reprise pour la figure de la France destinée au monument commandé par les Etats de New-York et du Vermont pour commémorer le troisième centenaire de la découverte du lac par Champlain et inauguré le 3 mai 1912 à Crown Point (New-York) ; en rapport avec : Rodin, Impératrice byzantine, Paris, Rodin, La France ou Saint Georges, Buenos Aires, Rodin, La France ou Saint Georges, Londres
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts