D NOA 998.3.33 ; NV 998.3.33 (Ancien numéro)
Retable du loup vert
1692-1696
H. en cm 42 ; l. en cm 33 ; P. en cm 13
Boîte vitrée avec cadre en bois doré couverte de papier dominoté. Le fond de la boîte est couvert d'un papier peint à la gouache représentant Jumièges. Architecture figurant l'église de Hauville. Dans la partie haute de la boîte au pied d'un calvaire, les protagonistes de la légende du "loup vert". Saint Philibert, abbé de Jumièges appuyé sur sa crosse, Saint Mellon évêque de Rouen, Saint Paterne évêque d'Avranches crosse et bâton en main, Sainte Austreberte et le loup vert. Dans la partie basse sur les côtés, Saint Antoine et son cochon, Saint Joseph près d'un lion, au centre, un cygne et une grosse perle de verre. L'ensemble de la composition est orné d'un foisonnement de coquillages, de coquillages peints, de morceaux de baguettes d'émail, de fragments de travaux d'émaillure brisés, de lames de verre multicolores, de perles, fleurs et papiers dorés.
Europe, France, Normandie, Normandie, Eure, Hauville (lieu de création)
propriété de l'Etat, Musée du Louvre
1998 entrée matérielle
Collection privée, Loynel d'Estrie Jean, 2e moitié 20e siècle, Paris (ville)
Dépôt, Nevers, musée de la faïence Frédéric Blandin
1997/12/31
Titre donné par Jean Loynel d'Estrie ; la légende du loup vert Saint Philibert, fondateur de l’abbaye de Jumièges, avait établi à Pavilly non loin de là un monastère féminin dirigé par sainte Austreberthe. Les moniales de Pavilly se chargeaient de laver le linge des moines de Jumièges. Un âne avait été dressé pour accomplir seul le trajet séparant les deux établissements religieux, chargé du linge. Mais un jour, l’âne ne revint pas. Austreberthe se rendit dans la forêt, pour retrouver la trace de la bête perdue. Elle n’y trouva hélas que du linge ensanglanté. Le pauvre âne avait été dévoré par un loup. Austreberthe appela le loup, qui malgré sa réticence, se coucha aux pieds de la sainte. Subissant un long interrogatoire, il finit par avouer son crime. La sainte lui pardonna mais lui imposa une pénitence : le loup devrait reprendre la charge de l’âne qu’il avait dévoré. Et ainsi le loup apprivoisé dut porter le linge des religieux. Une autre version de la légende raconte que ce n’est pas Austreberthe mais saint Philibert lui-même qui aurait apprivoisé le loup et lui aurait également imposé de ne plus manger de viande. Et c’est ainsi qu’il serait devenu le « Loup vert ». cf : abbayedejumieges.fr