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POP | Plateforme ouverte du patrimoineVénus au miroir
Vénus au miroir

Référence de la notice
01720004279
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 juin 2003
Date de mise à jour
26 novembre 2024
Rédacteur de la notice
Musées de Mâcon
Crédits photographiques
J C. Culas, Musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.700
Domaine
Dénomination
Titre
Vénus au miroir
Auteur
Précisions sur l'auteur
A l'époque de la Renaissance française, Vénus fut souvent invoquée, tant par les poètes que par les peintres, lorsqu'il s'agissait de donner une allégorie de l'amour et de sublimer le corps féminin. Cette Vénus d'un artiste Bellifontin est reconnaissable à ses attributs, le peigne, le miroir et la perle qui rappelle sa naissance marine. Le sujet de cette oeuvre maniériste et la façon dont il est traité témoignent du goût d'une cour raffinée pour un art érotique qui trahit ici une double influence italienne et nordique. La sensibilité du peintre à la beauté et la forme antique s'exprime dans la représentation d'une nudité parfaite, au hiératisme de statue, à la chair toute marmoréenne. La draperie et le motif architectural qui délimitent l'espace, le riche dallage en marbre coloré, sont traités dans un esprit fortement italianisant, tandis que le miroir convexe et la nature morte d'objets de toilette soigneusement rangés, sont respectivement d'inspiration flamande et hollandaise. Le 'Blanc poli ivoire' du corps de la déesse, paré d'un seul voile de gaz translucide, rehaussé de bijoux et surpris au moment de la toilette, le chien endormi et le miroir d'apparat sont autant d'éléments qui confèrent une connotation sensuelle au sujet principal auquel fait écho, à l'arrière-plan, une scène de courtoisie. Le recours à la mythologie ne sert qu'à rendre plus sensible le sentiment naturel. Mais la beauté n'est-elle pas aussi fragile et éphémère que l'ardeur de la passion amoureuse ?
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines