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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa marche de Silène
La marche de Silène

Référence de la notice
01720007425
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.25
Domaine
Dénomination
Titre
La marche de Silène
Précisions sur l'auteur
Rubens : Siegen, 1577 ; Anvers, 1640
École (pays)
Flandres (d'après)
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Genèse
copie
Historique
Mission Laclotte, mars 1960 Copie secondaire d'après Rubens (et non Jordaens). A ne pas exposer. ; Deux toiles exécutées par Rubens dans le premier quart du 17e siècle prennent pour sujet la marche lourde et incertaine de Silène, au milieu d'une cohorte de satyres et de bacchantes. L'une, peinte en 1616 - 1617 et exposée au Musée de Cassel, est celle qui servit de modèle à l'artiste anonyme, auteur de cette copie. La seconde toile originale, conservée à la Pinacothèque de Munich, de format presque carré, présente Silène légèrement rajeuni, au centre d'une composition plus concentrée autour de lui, conférant au vieux satyre plus de caractère et d'autorité. Il n'est pas exclu que les deux natures mortes peintes pour les deux toiles aient été réalisées par un autre artiste, comme ce fut le cas pour d'autres oeuvres de Rubens. Parmi tous les satyres, la tradition rapporte que seul Silène, ainsi que Marsyas, avait une vraie personnalité. Sa vieillesse le dispose à détenir le secret de la sagesse ; aussi, le roi Midas aurait ordonné sa capture en l'attirant avec une fontaine à vin. Les grappes de raisin qu'il tient témoignent de son goût pour l'enivrement. Nous ne saurions ici nous attarder trop longuement sur les différences d'exécution entre l'oeuvre du maître et la copie, tant il est manifeste que cette dernière est une composition d'école secondaire. La touche ou la ' pâte ' inimitable de Rubens qui pétrit une chair tactile, ce lien si vivant (organique) entre la nature humaine et la terre, la circulation de l'air dans une composition pourtant si compacte, ont sans doute découragé notre élève, l'incitant alors à retrouver une expression plus fruste qui donne pourtant un charme très personnel à cette peinture. BM
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines