Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineNymphe surprise
Nymphe surprise

Référence de la notice
01720007456
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.383
Domaine
Dénomination
Titre
Nymphe surprise
Précisions sur l'auteur
Paris, 1759 ; Paris, 1834
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
L'oeuvre de Parseval est à considérer avec une extrême prudence, tant celle-ci, soutenue par une technique affirmée, sans contraste avec le courant néoclassique de la période révolutionnaire, n'est qu'une petite partie d'une carrière qui s'étend majoritairement au-delà de la peinture. La formation artistique à l'Académie, puis sa participation au Salon semblent couvrir une vingtaine d'années. Les livrets des Salons qui le citent en 1791, 93 et 95 lui prêtent un égal intérêt pour la scène de genre, la scène mythologique et le portrait. Massacre des Innocents, Portrait de femme, Junon attachant les yeux d'Argus à la queue de son paon, Vestale ayant laissé éteindre le feu sacré, sont les sujets qui l'inspirent alors. En 1800, la passion que voue Parseval à la littérature, à la poésie épique, le fait nommer par Bonaparte au sein de la commission des sciences et des arts lors de la campagne d'Egypte, afin de prendre part à la rédaction de la célèbre Description de l'Egypte. Il fut proposé en son temps à chaque département de disposer d'un exemplaire de l'ouvrage en vingt volumes, à charge pour les circonscriptions de faire réaliser un meuble destiné à les conserver, sur les plans de celui dessiné par Jomard et exécuté par l'ébéniste Morel. Ce meuble, fait de pilastres ornés de bas-reliefs d'inspiration égyptienne, est aujourd'hui conservé - heureux rapprochement - dans le département des peintures du musée des Ursulines. Devenu académicien en 1811, il semble qu'il se consacre dès lors uniquement à sa fonction, en s'attardant longuement sur la rédaction d'un poème épique consacré à Philippe-Auguste et la bataille de Bouvines. A la lumière d'une carrière riche, la place et le rôle de la peinture, ses influences et ses aspirations deviennent alors difficiles à déterminer. Seule la veine lyrique, voire romantique, semble être le fil le plus distinct de l'écheveau. BM
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines