Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineFemme à sa toilette ; Femme au turban
Femme à sa toilette ; Femme au turban

Référence de la notice
05500000429
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 mars 2012
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
MAUNOURY Emmanuel
Crédits photographiques
© musée Denys-Puech
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
1935.1.6 ; DA K 1 (Catalogue Bousquet 1988) ; Collection Bompard n°7 (Inventaire 1937)
Domaine
Dénomination
Titre
Femme à sa toilette ; Femme au turban
Précisions sur l'auteur
BOMPARD : Rodez, 11/02/1857 ; Paris, 30/04/1935 ; nationalité : Française
Né à Rodez en 1857, de parents commerçants, Maurice Bompard quitte la ville à l'âge de huit ans avec sa famille pour s'installer à Marseille. En 1873, il entre à l'école des Beaux-Arts de Marseille puis il suit des cours à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il est l'élève du peintre orientaliste Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre. En 1878, il expose au Salon des Artistes Français Le repos du modèle, actuellement conservé au musée de Rennes. En 1882, il obtient une bourse pour un voyage en Italie et en Afrique du Nord ; ce sera le premier de nombreux voyages en Espagne, en Algérie, en Tunisie et à Venise. En 1889, il obtient une médaille d'argent à l'exposition universelle pour Un début à l'atelier, actuellement conservé au musée des Beaux-Arts de Marseille, et réitère en 1900 avec La cathédrale St Marc. Après une première exposition en 1896 à la galerie G. Petit à Paris, il présentera régulièrement ses uvres à la Galerie Charpentier et au cercle Volney. Il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1898 et expose au Salon des Artistes jusqu'à sa mort, en 1935.
Maurice Bompard pouvait passer de la technique académique la plus soignée à une manière beaucoup plus libre ponctuée de grandes touches de couleur pure. Peintre orientaliste attiré par la lumière des pays du sud, il a puisé son exotisme à deux sources : le sud algérien, et en particulier les oasis de Chetma et Biskra, et la ville de Venise.
Ses premières peintures orientalistes sont des compositions décrivant un orient imaginaire, en particulier des scènes de harem peuplées de personnages féminins, souvent dévêtus, qui se détachent sur le fond sombre d'une draperie. L'année 1880 marque un tournant dans sa conception de l'exotisme ; il se tourne vers une approche plus réaliste de la vie quotidienne dans le sud algérien, tel qu'il a pu l'observer lors de ses nombreux voyages. Les Bouchers de Chetma est exposé au Salon des Artistes français de 1890. Dès lors, et durant toute l'année 1900, il peint des scènes de la vie quotidienne à Biskra et dans l'oasis voisine de Chetma, aux magnifiques jardins riches de palmiers. Il adhère à la société des peintres orientalistes français en 1895, avec Gérôme, Cotte et Benjamin Constant, participe à l'exposition coloniale de 1906 à Marseille, et expose au Salon des Artistes Algériens et Orientalistes à Alger.
Chaque année, Maurice Bompard séjournait quelques mois à Venise mais passait ses hivers à Paris. Il affirmait volontiers : 'Venise est ma seconde patrie'. Sa peinture s'attache à dépeindre de voluptueuses lumières et à faire jouer les reflets changeants du crépuscule. Il était le maître des reflets sur les canaux
En France, les ports bretons l'ont beaucoup inspirés : à Yport, près d'Etretat, il louait une maison où il peignait des massifs de fleurs. Le musée de Vannes conserve un panneau décoratif qui devait orner la mairie d'Erdeven, dans le Morbihan, intitulé Pardon breton. Il a peint le décor du Grand Salon de l'hôtel de Broussy à Rodez orné de marines vénitiennes.
A la fin de sa vie, il abandonne les compositions orientalistes mais continue d'exposer des natures mortes et des vues de Venise.
Localisation
Rodez ; musée Denys-Puech