Précisions sur le sujet représenté
Mise en scène du suicide collectif de cinq conventionnels montagnards dans leur cellule : Romme, Goujon, Duquesnoy, Soubrany et Du Roy le 29 prairial An III (17 juin 1795). Dans un espace intérieur, une prison, au niveau d'un passage constitué d'un escalier à plusieurs volées avec un large palier, se succèdent dans le plan cinq personnages vêtus de redingotes et d'amples manteaux laissant voir une chemise recouverte d'un gilet. Au premier plan, un homme gît sur le dos à la base de l'escalier, sur un sol constitué d'un pavage de tomettes, la main droite sur une blessure sanguinolente au côté droit de la poitrine, un foulard taché de sang autour du cou, le bras gauche sur la première marche de l'escalier. A ses pieds un second homme accroupi, tourné vers la gauche, la chemise tachée de sang, main gauche posée au sol, tend de sa main droite un poignard à un troisième personnage debout en pied, placé à gauche sur le palier surplombant la scène. Ce dernier, tête nue, s'apprête à saisir l'arme de la main droite et ouvre sa chemise de sa main gauche, il porte une écharpe autour du cou. Derrière lui à sa gauche près d'une rambarde, deux autres hommes en pied l'un derrière l'autre, se donnent la main. Le premier, tête de trois-quarts vers la gauche, est coiffé d'un chapeau haut-de-forme et porte une cravate nouée autour du cou. Le second tête nue, légèrement penché vers l'avant, semble lui parler à l'oreille gauche. A l'arrière plan au centre, une seconde volée de marches avec une lanterne allumée, à droite clôturant l'espace, des grilles derrière lesquelles on distingue un oeil de boeuf au-dessus d'une porte ouverte sur une salle basse dallée, le palier à gauche est formé d'une pièce dans laquelle est placé devant une porte close, un siège sur lequel repose des vêtements. A l'extrême gauche en haut, une lampe en applique murale éclaire la scène.