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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineMarchand de seconde catégorie en manteau violet et son aide
Marchand de seconde catégorie en manteau violet et son aide

Référence de la notice
07450077194
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
26 septembre 2012
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Chantal Hémon
Identification du bien muséal
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Genèse
objet en rapport
Historique
Au début des années 1780, les Chinois utilisèrent du papier occidental pour la plupart de leurs peintures destinées au marché d'exportation. Les filigranes des papiers anglais ou américain (comme le filigrane ' J. Whatman ' retrouvé sur les oeuvres conservées à Dobrée) ont permis d'établir une datation assez précise des peintures. L'autre type de papier utilisé à partir de 1800 ou 1810 était le ' pith paper ' improprement appelé ' papier de riz '. Ce papier là était fabriqué à partir de la moelle d'un arbre : l'Aralia papyrifera ou Aralia à papier. Le ' pith paper ' ou ' papier en moelle d'Aralia ' (en français) était un support très fragile et celui du XIXe siècle qui est parvenu jusqu'à nous est en général déchiré ou craqué
Précisions sur l'utilisation
Ces représentations vouées à l'exportation sont des visions européennes de la Chine et non des représentations de la Chine vue par les Chinois. La main portant le pinceau pouvait être chinoise mais l'idée directrice était bien occidentale. Ces figures apparaissent alors comme des ' types ' de représentations codifiées satisfaisant le besoin des Européens des XVIIIe et XIXe siècles de classifier et catégoriser toutes choses. La Chine était donc perçue en énumérant ces ' types ', et une civilisation entière était comprise en réduisant sa complexité à un nombre d'images plus simples à assimiler (même si ces peintures d'export donnaient des illustrations assez précises et fiables de la Chine). On retrouve cette classification dans les collections du musée Dobrée : des hommes et femmes de Pékin, de Canton, du Tibet ou d'ailleurs, portent des vêtements colorés reflétant leur rang (en particulier pour les fonctionnaires) ou leur appartenance régionale. Les techniques de production de masse des ateliers de Canton et la persistance des anciens modèles comme sujets de représentation rendent difficile une possible datation de ces oeuvres picturales, mais les nombreuses annotations retrouvées (européennes ou chinoises) et la présence de filigranes sur le papier ('J.Whatman ' ou 'CB' par exemple) ont permis d'établir une chronologie
Localisation
Nantes ; musée Dobrée