DMH1955.59.1384 ; 2396 (numéro inscrit dans l'inventaire du musée de l'Homme) (Autre n°)
Naissance de la Vierge
H. en cm ; largeur en cm
inscription (cyrillique)
inscription, en haut
couche picturale posée sur une toile de lin ayant reçu une préparation (levkas) et recouvrant la planche de bois. ; difficilement lisible du fait de son état de conservation
femme assise dans un lit, vêtue de bleu et de rouge, et en face d'elle un homme assis sur une chaise. Tous deux sont auréolés. Il s'agit des parents de la Vierge, Sainte Anne et Saint Joachim. Aux pieds du lit se trouve une femme habillée de blanc, tandis qu'entre les deux personnages principaux, derrière une table, on distingue un personnage portant un plat. La scène est représentée dans un intérieur domestique, avec une fenêtre, une porte et des rideaux, détails relativement rares dans les icônes
Nouveau Testament
18ème siècle ?
Russie (lieu d'exécution, lieu d'utilisation)
Presque toutes les représentations de la naissance de la Vierge prennent le motif du bain de l'enfant. Le bébé est nu ou langé tenu par une sage-femme ; une servante prépare l'eau du bain ; une autre le linge pour la sortie du bain. Sainte Anne est alitée, couchée ou assise, et une servante lui verse de l'eau pour l'ablution de ses doigts ou lui présente une collation. Joachim est quelquefois présent bien que les hommes n'assistent pas à la naissance. On peut donc restituer sur cette icône la présence de l'enfant près du lit, dont s'occupe sans doute la femme vêtue de blanc. La naissance de la Vierge n'est pas évoquée par les évangiles canoniques. Elle n'apparaît qu'à l'Annonciation (Saint Luc). Il faut se référer aux textes apocryphes : le protévangile de Jacques (II°), l'évangile du pseudo- Matthieu (VI), le Livre de la Nativité de Marie, ou à la légende byzantine
propriété de l'Etat, mode d'acquisition inconnu, musée de l'Homme
2005 entrée matérielle
dépôt, Paris, musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
2005
Roussel de Fontanès M. : Colette Jancovic et sa collection d'ethnologie des slaves du sud, ' Objets et Mondes ', t.21, fasc.3, 1981 p. 135-138 Colette Jancovic, qui avait fait des études d'ethnologie, était la soeur de l'épouse du professeur Leroy-Gourhan et la femme d'un artiste serbe Dusan Jancovic. Elle entreprit avec son mari, puis seule après son décès, une collecte d'objets de la culture traditionnelle des slaves du sud pour le compte du musée de l'Homme. Près de 6000 objets entrèrent dans les collections par don pour la majorité