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POP | Plateforme ouverte du patrimoineOrphée-Roi, La montagne et les airs sonores, acte V, page 115 (élément d'ensemble)
Orphée-Roi, La montagne et les airs sonores, acte V, page 115 (élément d'ensemble)

Référence de la notice
M0491013443
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
9 octobre 2023
Date de mise à jour
26 janvier 2024
Crédits photographiques
© Ville de Perpignan. Musée d'art Hyacinthe Rigaud - Pascale Marchesan
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2022.7.4.4
Domaine
Titre
Orphée-Roi, La montagne et les airs sonores, acte V, page 115 (élément d'ensemble)
Précisions sur l'auteur
New York, 1856 ; Corneilla-de-Conflent, 1929
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1920
Description du bien muséal
Matériaux et techniques
Mesures
H. 7,1 cm ; l. 12,8 cm
Description
Orphée-Roi avait été écrit par Victor Segalen de 1907 à 1918. Le sujet lui avait été soufflé par Claude Debussy lequel lui avait dit : "Ne pensez-vous pas qu'il y aurait quelque chose d'admirable à faire avec le mythe d'Orphée" (Mauricette Berne (dir.), Victor Segalen : voyageur et visionnaire, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1999, p. 78, n° 66). C'est à nouveau l'éditeur Georges Crès qui en avait accepté le manuscrit dès 1913 et devait en réaliser l'édition posthume. Segalen, contre toute attente, avait été fortement marqué par l'oeuvre de Gustave Moreau dont il avait relevé la composition du Poète mort porté par un centaure, d'après une aquarelle du musée Gustave Moreau [...]. C'est à nouveau Yvonne Segalen qui sollicitait Monfreid pour réaliser l'illustration d'Orphée-Roi. Cette fois l'artiste est prompt à concevoir une suite imageant le prologue et cinq actes du livret. S'y ajoutent deux illustrations pour les en-têtes de l'introduction et de la table des illustrations, soit huit gravures. Deux dessins restituent les études dont Monfreid devait tirer ses bois. L'artiste produit des compositions sombres d'une belle facture qui témoignent de son aisance lorsqu'il s'agit d'évoquer les paysages de ce drame. Monfreid avait débuté sa réflexion par la lecture du manuscrit qu'Yvonne lui faisait parvenir le 2 février 1920, à Saint-Clément. Dès le lendemain, il commençait à dessiner mais note dans son agenda "je ne suis guère fait pour ces sortes de compositions". Dès le 6 février, il avait déjà fait un essai de gravure, mais note être gêné par la dimension. Le 12 février, il réalise "La montagne" et "Le portique de la mer", puis "Le fleuve". Le 18 février, il est au quatrième bois. Le 25 mars, il fait un tirage de l'ensemble en vue de l'envoi, le 29, des bois destinés à l'impression du livre. Il terminait le 24 mai, par la gravure d'un frontispice de la table des illustrations, des oliviers et un petit temple, puis, Yvonne lui demandait un motif de lyre pour un cul de lampe qu'il gravait le 26 mai. Le 21 mai 1921, il reçoit d'Yvonne Segalen un exemplaire de l'édition "de luxe" ornée d'un frontispice de Gustave Moreau, tandis que ses gravures proposaient une vision très personnelle et renouvelée du paysage tel qu'il l'avait pratiqué jusque-là.
Localisation
Perpignan ; musée Hyacinhe Rigaud