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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes Femmes créoles (titre factice)
Les Femmes créoles (titre factice)

Référence de la notice
M1061000003
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
7 juin 2017
Date de mise à jour
18 février 2025
Rédacteur de la notice
Matthieu Dussauge
Crédits photographiques
© Matthieu Dussauge
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2009.1.1
Domaine
Dénomination
Titre
Les Femmes créoles (titre factice)
Précisions sur l'auteur
Reims,1735 ; Saint-Pierre (Martinique), 1801. Cette uvre est la première et la seule que nous connaissions de cet artiste par ailleurs inconnu. Des recherches menées à partir de sources archivistiques nous permettent aujourd'hui d'appréhender quelques éléments de la vie de Marie Joseph Hyacinthe Savart. Né en 1735 à Reims en Champagne de Maître Pierre Savart, procureur au bailliage de Reims et de demoiselle Catherine Husson, il part s'installer en Guadeloupe à une date et pour des motifs que nous ignorons. Il réside à Basse-Terre dans le quartier du Mont-Carmel. Le 22 octobre 1765, il épouse la veuve d'un tisserand, demoiselle Christine Elisabeth Rison, demeurant dans l'autre paroisse de Basse-Terre, celle de Saint-François. Née en 1740 à Vieux-Habitants, la femme de Joseph Savart est probablement issue d'une famille de colons parmi les premiers installés en Guadeloupe. Les Savart eurent deux enfants : Christine Madeleine, qui mourut prématurément en 1768 à l'âge d'un an, et Marie Antoine né le 10 décembre de cette même année. Dans l'acte de baptême de son fils, Joseph Savart est dit « maître peintre ». Les parrains et marraines des enfants Savart sont des notables importants, ce qui dénote un rang social élevé. Joseph, Christine et leur fils Antoine quittèrent la Guadeloupe entre 1771 et 1775 et s'installèrent à Saint-Pierre en Martinique, où Joseph continua d'exercer la peinture. Pour autant, quelques années après leur arrivée à la Martinique, les Savart se résolurent à vendre des terrains qu'ils possédaient encore à Vieux-Habitants en Guadeloupe. Le métier de peintre ne suffisait pas toujours à faire vivre une famille. Antoine embrassa une carrière militaire. Il prit part aux luttes franco-anglaises dans la Caraïbe et participa notamment à la campagne de Brumaire An III (octobre/novembre 1794) en Guadeloupe aux côtés de Victor Hugues, envoyé par la Convention pour abolir l'esclavage. Fait prisonnier par les Anglais en 1805, il s'installa à sa libération en 1814 à Paris et mourut le 14 juin 1845 à Avon (Seine-et-Marne). Joseph et Christine Savart ne quittèrent jamais Saint-Pierre où ils s'éteignirent tous deux ; lui le 25 octobre 1801 et elle le 18 juin 1821.
Localisation
Pointe-à-Pitre ; musée Schoelcher