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Plateforme ouverte du patrimoine

Portrait présumé de Mary Cathcart, fille du baron Charles Cathcart (1721-1776) ambassadeur de Grande Bretagne à Saint-Petersbourg de 1768 à 1771

Identification du bien culturel

N°Inventaire

RF 2557

Domaine

Dénomination

Titre

Portrait présumé de Mary Cathcart, fille du baron Charles Cathcart (1721-1776) ambassadeur de Grande Bretagne à Saint-Petersbourg de 1768 à 1771

Précision auteur

Paris, 1748 ; Nancy, 1821 ; femme ; Élève et bru d'Étienne Falconet, elle est connue comme portraitiste, proche des cercles philosophiques et artistiques de Diderot et de Catherine II. Marie-Anne Collot entre dès l'âge de 15 ans, à Paris, comme modèle dans l'atelier du sculpteur Jean-Baptiste II Lemoyne, qui eut une influence déterminante sur sa carrière de portraitiste, puis dans celui d'Étienne Falconet, proche de Diderot ; elle devint l'élève et la fidèle amie du sculpteur. Son jeune frère, lui, devient apprenti chez le libraire Le Breton, qui fut à l'origine de l'Encyclopédie Les premières œuvres de Marie-Anne Collot sont des bustes de terre cuite d'amis de Falconet : Diderot, l'acteur Préville en Sganarelle ou le prince Dimitri Alexeievich Galitzine, ambassadeur de Russie, dont beaucoup sont aujourd'hui perdus. Tout le monde reconnaît dès lors son talent, son honnêteté et la vivacité de son esprit. En octobre 1766, Falconet lui demande de venir avec lui à Saint-Pétersbourg (où celui-ci est invité par Catherine II de Russie , pour l'aider à réaliser une gigantesque statue équestre de Pierre Ier de Russie dite 'le Cavalier de bronze', qui lui demandera 12 années de travail. Marie Anne Collot réalisa le visage de Pierre le Grand d'après son masque mortuaire et divers portraits qu'elle trouva à Saint-Pétersbourg. Elle profita de son séjour en Russie, pour faire également des portraits de personnages de la cour de Russie : on ne tarit pas d'éloges devant le talent d'une sculpteu femmer (on n'avait le souvenir d'aucune autre), de plus âgée de... 18 ans ! En décembre de la même année, elle présente ses travaux devant l'Académie impériale des Beaux-Arts, où elle est élue le 20 janvier 176 7. La jeune femme dispose désormais d'une confortable pension. Toujours à la demande de Catherine II, elle réalisa le portrait de Falconet, aujourd'hui au musée des Beaux-Arts de Nancy, et aussi, en 1772, un buste magistral de Diderot à la vue duquel, dit-on, Falconet brisa celui qu'il avait fait lui-même du philosophe : il se trouve aujourd'hui au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Puis vinrent des bustes d'Henri IV, de Sully, de Voltaire, peut-être de d'Alembert (perdu ?) et plusieurs de l'Impératrice en personne, du Grand-Duc Paul et de la Grande-Duchesse Nathalie, ainsi que des médaillons en marbre de personnages historiques ou présents à la Cou r: Pierre Ier, l'Impératrice Elizabeth et Lady Cathcart, épouse de l'ambassadeur d'Angleterre ; elle fera aussi un superbe buste de leur fille Mary. Falconet confie à sa protégée si douée pour les portraits la tâche difficile de la réalisation de la tête de Pierre le Grand pour la statue équestre à Saint-Pétersbourg. Elle se documente alors très sérieusement et soumet un projet qui comble d'aise tout le monde. Elle épouse en 1777, à Saint-Pétersbourg, le peintre Pierre Etienne Falconet, fils du sculpteur. Une fille naît de cette union qui fut toutefois malheureuse et éphémère. Madame Falconet rentre en France en 1778, avec son bébé. En 1782, accueillie en Hollande par son amie la princesse Galitzine, elle exécute les bustes en marbre de Guillaume, prince d'Orange, et de son épouse, la princesse Wilhelmine de Prusse. Elle renonce alors définitivement à la sculpture, se consacrant désormais à l'éducation de sa fille et aux soins apportés à son beau-père et maître tombé gravement malade, jusqu'en 1791, où il mourut. La Révolution bouleverse tout ce monde des artistes, des écrivains et des philosophes. Son maître, son mari, ses amis étant morts, Madame Falconet acheta en 1791 le domaine de Marimont (commune de Bourdonnay, Moselle), où elle se retira et mourut. Elle y est enterrée

Genre

féminin

Ecole-pays

France

Période de création

Millésime de création

1768

Matériaux - techniques

Mesures

60 h (oeuvre : 47) ; 30. l ; 25 Pr

Inscriptions

signé, daté

Précisions inscriptions

MARIE COLLOT 1768 (s.d. sur la tranche, au revers)

Contexte historique

Genèse

modèle original

Historique

oeuvre exécutée en Russie

Lieu de création/utilisation

Russie (lieu d'exécution)

Informations juridiques

Statut juridique

propriété de l'Etat, achat, musée du Louvre département des Sculptures

Date acquisition

1944

Ancienne appartenance

commerce d'art, Paris

Informations complémentaires

Commentaires

sur piédouche en marbre gris

Bibliographie

cat. Acq. 1939-1945, n°236 ; ; Sculpture française. II. Renaissance et Temps modernes. Sous la direction de Jean-René Gaborit. - Paris : RMN, 1998

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