Église paroissiale
Saint-Martin
Église paroissiale Saint-Martin
Occitanie ; 46 ; Cézac
Lot
Castelnau-Montratier
2009 D 259, 261
En village
Cimetière
Limite 15e siècle 16e siècle ; 4e quart 17e siècle (?) ; 4e quart 19e siècle
1876
Porte la date
La paroisse était à la collation de l'évêque. D'après l'abbé Clary (1986), l'église aurait été presque entièrement reconstruite en 1687, mais l'analyse de l'édifice ne livre aucun élément assurément datable la fin du 17e siècle, hormis peut-être les maçonneries bien assisées du chevet et de la partie basse du côté nord de la nef. Seules les deux travées du bas-côté nord conservent d'importants vestiges de la fin du 15e ou du début du 16e siècle, sculptés de motifs caractéristiques de l'ornementation quercinoise vers 1500 (branches écotées, soleil, rose...). L'arc doubleau de la chapelle nord-ouest et la voûte de la chapelle nord-est ont été refaits au 19e siècle, de même que les remplages des deux fenêtres nord, seuls les meneaux verticaux pouvant être en place ou en remploi. Le reste de l'édifice paraît avoir été entièrement reconstruit à la fin du 19e siècle, à partir de 1876, date portée sur la clé de voûte du choeur : les contreforts et les fenêtres au chevet, en pierre des Charentes, pourraient néanmoins avoir été collés et percées dans une maçonnerie de qualité différente, peut-être plus ancienne (17e siècle ?). Ce chantier a bénéficié de la générosité de Monseigneur Grimardias, évêque de Cahors entre 1866 et 1896 : ses armes figurent dans la travée est du bas-côté sud, tandis qu'il s'est fait lui-même représenter sur un vitrail de la chapelle sud-ouest aux côtés du pape Pie IX. Le bas-côté sud présente les mêmes décors ornementaux stylistiques que le bas-côté nord (bases prismatiques et bâtons écotés), mais la nature du matériau et la qualité de la taille de pierre trahissent une imitation volontaire à la fin du 19e siècle. Deux campagnes de vitraux se sont succédées, les deux vitraux du bas-côté sud (ni signés, ni datés) paraissant antérieurs aux autres (signés dans le choeur : G. P. Dagrant, Bordeaux, 1903).
Calcaire ; moellon ; pierre de taille
Tuile creuse ; ardoise ; tuile creuse mécanique
Plan en croix latine
3 vaisseaux
Voûte d'ogives
Toit à longs pans ; croupe polygonale ; toit à un pan ; flèche polygonale
Bâti en moellons et pierre de taille calcaire, l'édifice présente un plan allongé, composé d'un choeur polygonal, d'une nef à trois travées bordée de deux bas-côtés à deux travées chacun, formant chapelles, et d'un clocher carré avec narthex auquel est accolée une tour d'escalier à pans coupés sur le flanc nord. Le choeur est coiffé d'une croupe polygonale, la nef et les bas-côtés de toits à deux et un pan, l'ensemble recevant de la tuile creuse ou mécanique ; seul le clocher est coiffé d'une flèche polygonale avec ardoises. Le choeur présente une voûte nervurée, les autres parties étant voûtées sur croisées d'ogives. Le clocher accueille une tribune ouvrant sur la nef.
Sculpture
IHS ; MA ; soleil ; ornement végétal ; rose ; tête humaine
Les arcs de la chapelle nord-est sont sculptés de branches écotées qui retombent sur des bases prismatiques, une croix de Malte (en partie bûchée) timbre l'arc doubleau de la chapelle nord-est (qui possède au centre un écu avec deux soleils, une équerre et les monogrammes entrelacés de la Vierge et du Christ), le pilier dans la nef et l'arc séparant les deux travées. Soleil sur la clé de voûte de la chapelle nord-ouest ; rose et tête coiffée sur les culots.£Armoiries de Mgr Grimardias à la clef de l'arc doubleau du bas-côté sud : trois cors de chasse et une étoile à cinq branches.
Propriété de la commune
2006
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
2009
Séraphin Gilles ; Scellès Maurice ; Bru Nicolas
Dossier individuel
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47