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Plateforme ouverte du patrimoine

Église paroissiale Saint-Maurice d'Amiens

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Maurice

Titre courant

Église paroissiale Saint-Maurice d'Amiens

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Somme (80) ; Amiens ; rue Turgot

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Grand Amiénois

Lieu-dit

Saint-Maurice (faubourg)

Adresse de l'édifice

Turgot (rue)

Références cadastrales

1852 F ; 2002 BO 62

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Presbytère

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1838 ; 1884 ; 1924

Commentaires concernant la datation

Daté par source ; daté par source ; daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source

Description historique

"Documents figurés :Le cadastre napoléonien de 1852 (doc. 1) figure un édifice non orienté de plan allongé à abside semi-circulaire, implanté en parcelle îlot.Sources :Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent que la reconstruction de l´église est votée en 1835. La question de l´emplacement est débattue en 1837. Parmi les quatre emplacements envisagés, seul deux sont possibles, l´un est celui de l´ancienne église détruite, le second est un terrain composé de jardins traversé par une nouvelle rue nord/sud. Ce dernier semble plus central et il est situé hors de la zone de servitude de la citadelle, ce qui n´est pas le cas de l´emplacement de l´ancienne église. Celui-ci "a reçu par sa destination primitive une espèce de considération pieuse, plusieurs des habitants de St-Maurice y ont vu déjà leur église ; tous ont là des parents inhumés". Mais située dans une zone de servitude militaire, sa reconstruction supposerait une autorisation difficile à obtenir et l´obligation de la démolir en cas de siège. Cette option est donc abandonnée mais l´emplacement "ne doit pas être livré aux spéculations de l´intérêt particulier" ; on pense y construire une école.Les plans soumis au conseil d'État en 1838 par l'architecte Cheussey "ne présentent que l'esquisse du projet". Le conseil des Bâtiments civils souhaite que l'architecte fournisse de meilleurs plans avant l'adjudication des travaux ; il demande également de substituer du béton au pilotage des fondations, de "transférer le clocher sur une des sacristies ou sur un des vestibules de la première travée, si on ne peut donner plus de saillie au portail", enfin de réduire les proportions du clocher pour ne pas être obligé à construire une tour. Le conseil municipal cherche à réduire le coût de la construction par des fondations de simples grillages au lieu de pilotis et en demandant de couvrir les bas-côtés de terrasses en zinc, au lieu de toits d'ardoises, considérant que "la vue [est] plus agréablement flattée par cette disposition que par un toit en pointe". L'économie recherchée sur la fondation de l'édifice semble imprudente aux yeux de l'architecte, en raison de la nature du terrain mal remblayé. L'emplacement du clocher, au milieu, suppose l'aménagement d´un accès.L'entrepreneur Pollart est adjudicataire des travaux en 1839.Le presbytère est reconstruit au sud de l'église, en 1884 (date de réception des travaux), par l'entrepreneur Lucien Lefebvre.Les sources conservées dans la série V indiquent qu'une pétition est adressée au préfet en 1838 pour obtenir l'érection en succursale d'une chapelle, dont la construction doit s'achever en 1839. Celle-ci a été votée par le conseil municipal "qui a senti l'urgente nécessité de remédier à la démoralisation du faubourg [environ 1600 ha], dont la population manufacturière se dégradait tous les jours, faute du secours de la religion". L´église est ensuite érigée en vicariat en 1869.En 1842, le ministre des cultes rappelle au préfet que l'évêque a autorisé le culte dans une église qui n'a aucun titre légal. Elle sera érigée en succursale en 1842.Le devis des restaurations nécessaires, au lendemain de la Première Guerre mondiale, est effectué en 1920 par l'architecte Vivien.Travaux historiques :Selon A. Goze (1861), l'église Saint-Maurice est "toujours dans cet affreux style gréco-romain, sans élégance et sans solidité".A. de Calonne (1906) précise que la nouvelle église n'est pas reconstruite à l'emplacement de l´ancienne qui se trouvait dans la zone de servitude de la citadelle.Selon le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909), l'église est construite en 1844. Le dossier établi par Nathalie Mette en 1996 précise que la cérémonie de la pose de la première pierre a lieu en 1840, l'inauguration en 1841. Le presbytère sera construit en 1884. Le mosaïste Pierre Ansart est l'auteur du décor du chœur, en 1924. "

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église non orientée et implantée en parcelle d'angle traversante est construite en briques et couverte d'ardoises. De plan allongé à trois vaisseaux et abside semi-circulaire, elle présente une façade antérieure à accès unique avec clocher au bas de la nef. Deux niches latérales abritent des statues. Deux accès secondaires sont disposés sur les murs latéraux ; l'un, au sud, donne sur le jardin du presbytère.La nef est couverte d'une fausse voûte en berceau recouverte d'un enduit d'imitation simulant la pierre de taille (charpente consolidée par des tirants métalliques) ; elle est séparée des bas-côtés (plafonnés) par des arcades retombant sur des colonnes évasées et elle est éclairée indirectement par les baies cintrées des bas-côtés.Le sanctuaire, éclairé par deux baies cintrées latérales, est matérialisé par un emmarchement et délimité par une clôture. La voûte est également couverte d'un enduit d'imitation simulant la pierre de taille avec assises de mosaïque. Le chevet est orné d'un décor figuré en mosaïque représentant un Calvaire et les saints Firmin, Jean-Baptiste, Maurice et Martin.Inscription concernant l'iconographie (chevet) : GLORIA PATRI ET FILIO ET SPIRITVS SANCTI / S FIRMINVS / S JOANNES BAPT / S MARIA / S IOANNES EV / S MAVRICIVS / S MARTINVS.

Commentaires d'usage régional

Style néoclassique ; abside semi-circulaire

Protection et label

Observations concernant la protection de l'édifice

Ce dossier établi par Nathalie Mette en 1996 lors d'une enquête thématique sur les édifices religieux d'Amiens a été mis à jour et enrichi par Isabelle Barbedor en 2002 dans le cadre de l'inventaire topographique d'Amiens métropole.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

1997 ; 2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Barbedor Isabelle ; Mette Nathalie

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57

Vue générale.
Vue générale.
© Ministère de la culture ; © Région Picardie - Inventaire général
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