Prieuré ; église paroissiale ; cimetière
Saint-Léger
Prieuré ; église paroissiale
Ancien prieuré puis église paroissiale Saint-Léger et ancien cimetière de Longpré-lès-Amiens
Hauts-de-France ; Somme (80) ; Amiens ; place André-Batel
Grand Amiénois
Amiens
Longpré-lès-Amiens
André-Batel (place)
1813E 115, 116 ; 1852P (60) 212, 213
En village
12e siècle (détruit) ; 3e quart 19e siècle
1857
Daté par source
Attribution par source ; attribution par source
"Documents figurés :Les cadastres napoléoniens de 1813 (doc. 1) et de 1852 (doc. 2) donnent une représentation de l'église paroissiale, édifice orienté de plan allongé, entouré du cimetière. La nef est plus large que le chœur ; deux profonds contreforts sont visibles sur la façade occidentale.Sources :Parmi les sources conservées à la bibliothèque municipale (série BB), une requête est adressée par les paroissiens en 1623 pour être autorisés à vendre quelques journaux de prés et marais dont le bénéfice permettrait la réparation de l'église, "tellement desmolye, fondue et ruynée de touttes parts, que le reste est en grand péril, aians été contraincts, pour éviter un plus grand inconvénient, de faire despendre et descendre les cloches du clochers". La ville attend le retour de l'évêque pour donner son accord.Celles de la série M indiquent qu'en 1825, le mur du cimetière tombe en ruine. L'architecte communal Cheussey dresse un plan du cimetière en 1834.Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent que la reconstruction de l´église est projetée en 1856. Elle donne lieu à un concours qui comprenait également la reconstruction des églises Saint-Honoré (faubourg de Beauvais) et Saint-Pierre (faubourg Saint-Pierre). Pour l´église Saint-Léger de Longpré, le programme du concours imposait une nef sans bas-côtés, un chœur et deux chapelles, un clocher en façade ou sur le côté de la nef, abritant la chapelle des Fonts dans ce dernier cas, trois accès en façade (une grande et deux petites portes, munies de tambours), une sacristie. Il comprenait également la réalisation du mobilier du chœur (maître-autel et des stalles) et de la nef (chaire à prêcher et confessionnaux). Le lauréat du concours est l'architecte parisien Henri Parent, dont le projet est particulièrement apprécié du jury, qui n´a « aucune observation critique à faire sur le projet couronné et n´a que des éloges à donner à ce travail qui, sagement conçu et bien étudié dans l´ensemble de ses dispositions, se recommande particulièrement par la franchise avec laquelle il met en évidence le système de construction adopté. »Des modifications sont cependant apportées par l´architecte en 1857, à la demande de l´architecte Viollet le Duc, relatives à la charpente et au déplacement de la sacristie. Cette même année, l´entrepreneur Edouard Alot est adjudicataire des travaux terminés en 1863.Travaux historiques :A. de Calonne (1906) mentionne une délibération du conseil municipal de 1853 votant sa reconstruction. Selon le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909), un prieuré-cure de Bénédictins, appartenant à l'abbaye de Saint-Fuscien, est attesté en 1125. Le chapitre de Notre-Dame et Saint-Firmin et les Célestins d'Amiens, en était décimateurs. L'église paroissiale Saint-Léger est reconstruite au 19e siècle.Une enquête relative au choix de l'emplacement de la nouvelle église a lieu en 1855, comme l'indique la publication "Amiens, 3 siècles d'affiches" (1984).Dom Becquet (1976) mentionne l'ancien prieuré Saint-Léger."
Brique
Ardoise
1 vaisseau
L´édifice non orienté est construit en briques et couvert d´ardoises. Il présente un plan en croix latine à chevet plat et tour de clocher latérale, au sud-est. Accès unique depuis la rue (portail saillant en calcaire) escalier d´accès (en cours de réaménagement).L´espace intérieur est couvert d´un berceau brisé lambrissé (nef, transept et choeur) et de voûtes d´arête en briques (croisée).La nef est rythmée par des contrebutements internes formant piliers et éclairée par des baies en arc brisé (quatre au nord et trois au sud). Le transept, qui présente des traces de polychromie d´origine, est éclairé sur chaque face, avec baies doubles au nord et au sud. On accède à la sacristie par une porte à double battant ménagée dans le mur sud du bras sud du transept. Le sanctuaire, matérialisé par un emmarchement et fermé par une clôture en calcaire et en fer forgé, est éclairé par deux baies au nord et au sud et par une baie tripartite, à l´ouest. Il présente des traces de polychromie sur les murs. Le lambris de couvrement du choeur et du bras nord du transept conservent leur polychromie.La chapelle des Fonts se situe dans la tour de clocher, au sud-est de la nef. Elle présente des traces de polychromie sur le mur est et sur le mur sud.
Style néogothique ; église non orientée ; cimetière d'enclos paroissial (churchyard)
Propriété publique
2002
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
2002
Barbedor Isabelle
Dossier individuel
Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57