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Plateforme ouverte du patrimoine

Église paroissiale Saint-André

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-André

Titre courant

Église paroissiale Saint-André

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Amarens

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Tarn

Canton

Cordes-sur-Ciel

Lieu-dit

Amarens

Références cadastrales

1810 B 461 ; 2014 B 442

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle ; 14e siècle ; 16e siècle ; 19e siècle

Description historique

L'histoire de l'église Saint-André d'Amarens reste difficile à retracer avec précision d'autant que les rares archives signalées par Victor Allègre n'ont pu être consultées. A ce jour, plusieurs questions restent posées. L'église dont les fondations pourraient dater du 12e siècle, faisait partie, si l'on en croit Victor Allègre (L'Art Roman dans le Région Albigeoise, 1978, p. 154) d'un monastère vendu à la Révolution. La seule partie médiévale encore en place est le clocher. C'était vraisemblablement une tour, indépendante de l'église, dont il ne reste que l'élévation orientale. L'abside et une partie des élévations de la nef pourraient également être médiévales : l'arc triomphal en plein-cintre séparant la nef du choeur, les colonnes engagées, la fenêtre à remplage et la niche en accolade percée dans le mur sud de l'abside en témoignent. Autour de 1500, l'édifice a fait l'objet d'importants travaux. Comme l'attestent la voûte d'ogive qui couvre la travée, précédant le choeur, et les culots prismatiques qui soutiennent la Voûte de la dernière travée de la nef. On peut envisager que le voûtement roman, s'il a existé, ait été remplacé à cette époque par un couvrement de style gothique. Il est envisageable que la nef ait été prolongée vers la tour dont l'usage est modifié et qu'un portail gothique, signalé par Victor Allègre (L'Art Roman dans le Région Albigeoise, 1978, p. 154.), ait alors été percé. Mais l'enquête de terrain n'a pas permis de le resituer de façon sûre. Dans un second temps, les chapelles latérales ont été rajoutées dans la première travée de la nef. Le placard situé dans le mur nord de l'abside, aujourd'hui bouché, pourrait être contemporain. On sait qu'en 1802 (an X), il n'y avait plus de paroisse (Archives Départementales. Communes du Tarn, dictionnaire de géographie administrative, paroisse... 1990, p. 16) mais cette situation n'est que temporaire puisqu'un document (Archives départementales du Tarn : 1-V 31) atteste que l'église sert à l'exercice du culte en 1821. La dernière travée de l'église, autrefois voûtée d'ogives, s'est effondrée à une date indéterminée mais sans doute dans la seconde moitié du 19e siècle. Un procès-verbal du conseil de fabrique daté de 1878 fait état de "l'effondrement récent de l'église et de sa situation humide" (Archives départementales du Tarn : 2-0-9). Le conseil municipal du 18 juin 1878 décide alors que ce qui était conservé de l'église : le choeur, les chapelles et une partie de la nef constituait un espace suffisant pour l'exercice du culte. Il estime qu'il est seulement nécessaire de construire un mur de clôture percé d'une porte devant servir d'entrée. La municipalité dépense donc 150 francs pour cette réparation et réserve 100 francs supplémentaires à la réparation du mur du cimetière. On procède également au changement du linteau de la fenêtre de la chapelle nord et à la transformation du linteau du portail, qui sont tous deux bouchardés. C'est à cette époque que la sacristie pourrait avoir été réaménagée. L'ensemble des travaux est achevé à la fin de l'année 1896 avec la reprise, pour 240 francs, du décor intérieur par le maçon Rouquette de Cahuzac, dont on conserve le devis daté du 18 octobre. Le "badigeon à la colle avec imitation coupe de pierre de taille couleur bleu ciel pour la voûte et paille pour les murs" masque dans l'abside et sur les voûtes de la première travée un décor plus ancien. En 1898, la pose des vitraux fait l'objet du vote d'une dépense de 100 francs par le conseil municipal. L'enquête de terrain laisse subsister plusieurs problèmes. On remarque d'abord que l'emplacement des placards et des niches à l'intérieur de l'église est actuellement très bas. Ainsi se pose d'abord la question de savoir où se situent les niveaux de sols originaux. De même, le moment où la tour est transformée pour devenir clocher reste incertaine. Nous estimons, sans preuve formelle, que c'est peut être au 16e siècle, au moment où l'église est agrandie que cette transformation s'est produite. La date de l'effondrement de la partie occidentale de la nef reste problématique. L'ampleur de la reconstruction n'a d'ailleurs pas pu être clairement déterminée. On ignore donc si c'est toute la voûte de la première travée de la nef qui a été remontée ou seulement les voûtains occidentaux. Enfin la porte gothique située au nord, vers l'ancien cimetière, pose problème, la maçonnerie très disparate laissant penser qu'elle est peut-être entièrement remontée : Seules des fouilles archéologiques permettraient de confirmer l'hypothèse de Serge Roques (Guide du Tarn, 1973) selon laquelle elle permettait de communiquer avec le monastère.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; moellon ; moyen appareil

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan en croix latine

Typologie du couvrement

Cul-de-four ; voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à deux pans ; appentis

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église Saint-André, située au nord-est du village d'Amarens dans le canton de Cordes-sur-Ciel, occupe la parcelle B 461 sur le plan cadastral de 1810 et la parcelle B 442 sur le cadastre actuel. Bâtie en moellons de calcaire, elle est entièrement couverte de tuiles canal. Elle présente une nef flanquée de deux chapelles formant faux-transept, une abside semi-circulaire et est prolongée à l'ouest par un porche faisant le lien entre l'église et le clocher. L'ensemble de la nef, du choeur et de la chapelle sud sont couverts par la même toiture. La sacristie et la chapelle nord ainsi que le porche de l'église comportent leurs propres couvertures. L'abside semi-circulaire, à l'est, est éclairée par deux baies à ébrasement simple. Celle située au nord est en plein-cintre et celle au sud est à arc brisé. Elle dispose d'un remplage dont les lancettes trilobées sont surmontées de mouchettes. Son meneau est manquant. Cette baie est la seule de l'église à avoir une telle apparence. La chapelle sud, s'appuie visiblement contre le mur de la nef suggérant qu'elle est construite postérieurement à cette dernière. Elle est éclairée par une petite fenêtre rectangulaire verticale chanfreinée. La partie ouest de l'élévation de la nef est ajourée par une baie en plein-cintre. Au-delà, un contrefort sépare la nef du porche. Epais dans sa partie inférieure, Il correspond à la colonne engagée, incluse dans le mur intérieur oriental du porche. L'extrémité occidentale de la nef est entièrement reconstruite à en noter le décrochement dans les maçonneries sur le mur sud. Des traces d'arrachement de la charpente et de la voûte sont aussi visibles sur l'élévation orientale du clocher. Le pignon ouest de la nef est enduit au-dessus du toit en tuiles canal qui recouvre le porche. On remarque à cet endroit les traces d'une reconstruction de cette partie de l'édifice. Le clocher, à l'ouest, formant la façade de l'église, présente un appareil différent. Les chaînes d'angle qui se remarquent jusqu'au niveau des fondations permettent d'envisager la présence d'une tour dont l'usage a été transformé et dont il ne subsiste que l'élévation orientale. La présence de deux baies murées au centre de l'élévation ainsi que des traces d'arrachement de plancher confirment l'hypothèse. Le portail de l'église semble avoir été inséré dans la tour à l'époque moderne ; les traces de boucharde présentes sur la partie inferieur du linteau suggèrent une transformation supplémentaire au cours du 19e siècle. Le linteau est visiblement un élément en remploi. Sa provenance reste indéterminée mais il porte un décor peint polychrome représentant un buste et une fleur de lys, dont la facture et le style semble plus ancien. L'ensemble de l'élévation de la tour a été rejointoyée au ciment mais on semble deviner l'emplacement d'une arcade en arc brisé au-dessus du linteau et de l'arc de décharge moderne. L'élévation nord de la nef est d'une lecture complexe. Contre le clocher, dont le chainage est nettement visible jusqu'au sol, s'appuie un élément de maçonnerie dans lequel est insérée une porte en arc brisé, murée aujourd'hui. Son large chanfrein invite à une datation haute. Cette maçonnerie est reliée à la nef de l'église par un appareil hétérogène qui témoigne, comme sur l'élévation sud, d'une reprise de la construction. En effet, les vestiges d'un contrefort sont repérables en partie basse tandis que le chainage d'angle est repris sur toute la hauteur de l'élévation. Les traces de reprises de maçonnerie sont nettement visibles sur les élévations nord de la nef. Le mur ouest de la chapelle nord s'appuie sur un contrefort. Cette chapelle présente une ouverture identique à celle de la chapelle sud. La sacristie, placée dans le prolongement, comporte trois fenêtres rectangulaires. L'une est percée sur l'élévation orientale alors que les deux autres ajourent le mur nord. La rupture dans les maçonneries montre que la chapelle nord et la sacristie ont été construites à deux époques différentes. A l'intérieur, le choeur est couvert d'une voûte en cul-de-four peinte en bleu. Un faux appareil peint est visible sur les parties supérieures de ses élévations. Dans l'embrasure de la fenêtre sud, sous le décor 19e, un faux appareil peint, plus ancien, est visible. L'abside est percée, en partie basse, de deux niches, dont l'une, murée, est surmontée d'un arc en accolade. L'autre, encore en place présente un arc surbaissé. Sur le mur opposé de l'abside se trouve un ancien placard muré comportant encore son étagère. La chapelle sud comporte les mêmes décors peints que ceux de l'abside et est voûtée d'ogives. Les quatre culots sont sculptés de visages humains et la clef de voûte porte un écu à deux fasces. En partie basse du mur sud de la chapelle, une niche et un placard sont encore en place. La chapelle nord présente un décor identique. Voûtée d'ogives, ses culots ont été arrachés. La nef est entièrement voûtée d'ogives. Les voûtes sont portées par un arc brisé à facettes retombant sur des colonnes engagées appuyées sur des pilastres faiblement saillants. Les ogives reposent sur des culots prismatiques, uniquement dans la dernière travée. Les clefs de voûtes de la nef sont simplement ornées d'une croix. Les voûtes de la première travée sont recouvertes d'un enduit peint bleu orné d'un liseré rouge. Ce décor recouvre un faux-appareil peint, plus ancien, comportant, au niveau de la clef de voûte de la première travée, un décor peint non-identifié. Le décor de la deuxième travée est conservé à l'état de vestiges. L'ensemble des parties hautes des élévations de la nef comporte le même décor de faux-appareil que le choeur. La dernière travée de la nef est percée de deux fenêtres en plein-cintre, au nord et au sud. Dans le porche est encore identifiable, au sud du mur oriental, une des anciennes colonnes engagées soutenant l'arc doubleau des voûtes disparues. Sur l'élévation nord, la trace de la porte murée est visible. La sacristie comporte, dans son angle nord-est, une cheminée, dont le conduit est muré et un placard comportant encore son étagère. Au-dessus du placard, le meneau séparant les lancettes de la fenêtre gothique du choeur a été réemployé pour servir de décharge au moment de la construction du placard. Les murs de la sacristie conservent, par endroit, des traces de peinture.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture ; sculpture ; vitrail

Indexation iconographique normalisée

Faux appareil ; tête humaine ; armoiries ; croix ; buste ; fleur de lys

Description de l'iconographie

L'ensemble de l'église comporte, en partie haute, un décor de faux appareil peint. Le linteau de la porte d'entrée de l'église comporte un décor peint représentant un buste et une fleur de lys.£Les culots de la chapelle sud représentent des visages humains et sa clef de voûte est sculptée d'armoiries. Les clefs de voûtes de la nef ne comportent qu'une croix.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2014

Date de rédaction de la notice

2014

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bonnefous Pauline ; Chabbert Roland

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47

Vue d'ensemble des élévations nord de l'église.
Vue d'ensemble des élévations nord de l'église.
(c) Inventaire général Région Occitanie
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