Église paroissiale
Saint-Sernin
Église paroissiale Saint-Sernin
Occitanie ; Tarn (81) ; Escoussens ; Hôtel de ville (place de l')
Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc
Labruguière
Hôtel de ville (place de l')
1837 A2 362 ; 1986 A 523
En village
Croix monumentale
Limite 15e siècle 16e siècle ; milieu 16e siècle
1556
Date portée
Signature
Le vocable de l'église, primitivement Saint-Saturnin, renvoie à une fondation ancienne, pouvant être issue du Haut Moyen Age ou de l'époque carolingienne. La paroisse Saint-Sernin est mentionnée dans les sources pour la première fois en 1150 (G. Bes, p. 9). Sur un promontoire rocheux, l'église est reconstruite à la fin du Moyen Age et la date de 1556 (date portée sur le culot sud-est du porche), semble bien être celle d'achèvement de la campagne menée de l'est vers l'ouest. Les quatre chapelles latérales ont été élevées au sud et au nord du chevet et de la dernière travée de la nef, après l'achèvement de la construction et la date de 1595 dans la première chapelle sud, mentionnée comme date portée dans les travaux historiques (Escande, p. 62) mais non repérée lors de l'étude, pourrait tout à fait correspondre à l'achèvement de la campagne de construction des chapelles latérales (voûtes d'ogives à cavets ; voûte à liernes et tiercerons de la première chapelle sud). Le 26 décembre 1665, le procureur des chartreux établit l'adjudication des travaux pour la nouvelle tribune (G. Bes, p. 5). En 1699, le retable situé à l'extrémité de l'abside est commandé au sculpteur Parent de Carcassonne (G. Bes, p. 5). Cette commande fait suite à une campagne d'exhaussement général correspondant au dernier tiers de l'élévation édifié en moellons bruts. Des voûtes d'arêtes sont établies sur la nef unique et une nouvelle porte monumentale de style classique à entablement et pilastres est aménagée dans le mur occidental, rompant toute unité de style avec le tympan sculpté et peint de la fin du Moyen Age. L'intérieur de l'église a reçu un décor peint au pochoir en 1866 (date portée). Les vitraux ont été fabriqués et installés entre 1897 et 1903. Ils portent la signature de l'atelier Saint-Blancat de Toulouse. Le clocher a été reconstruit dans sa partie haute (à partir de 6 mètres de hauteur) en 1907, d'après un projet de 1898 (A.D. Tarn, 2 O 84/1).
Calcaire ; schiste ; quartz ; brique ; pierre de taille ; moyen appareil ; moellon ; enduit
Tuile creuse
Plan allongé
1 vaisseau
Voûte d'arêtes ; voûte d'ogives
Toit à longs pans ; appentis ; toit en pavillon ; croupe
Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
L'église de plan allongé, de 25 m de long sur 7,40 m de large, est construite en pierre de taille de moyen appareil de calcaire sur les deux tiers de son élévation (8,60 m de haut dans sa totalité) alors que la partie correspondant à l'exhaussement est constituée de moellons bruts. Le toit à longs pans et à croupe est couvert de tuile creuse ; les chapelles latérales ont un toit en appentis et le clocher a un toit en pavillon. L'entrée de l'église matérialisée par un arc en plein cintre mouluré pouvant être daté du milieu du 16e siècle ouvre sur le porche voûté d'ogives quadripartites retombant sur des culots sculptés, base du clocher. Une porte monumentale donne accès à la nef unique de trois travées clôturée par un chevet plat. Les quatre chapelles se répartissent symétriquement au nord et au sud du choeur et de la dernière travée de la nef. Les culots sculptés de fond des chapelles voûtées d'ogives quadripartites paraissent s'intégrer dans un programme antithétique (vieillesse-jeunesse au sud ; société religieuse incarnée par un moine en prière-société civile au nord-ouest ; classe bourgeoise-classe laborieuse au nord-est). Une croix de mission datée de 1841 se dresse dans le jardin au sud de l'église.
Sculpture ; vitrail ; peinture
Ornement figuré ; ornement animal ; ornement géométrique ; ornement architectural ; ange ; instruments de la Passion
Un groupe sculpté, conservant des traces de polychromie, de trois anges portant les instruments de la Passion se trouve au-dessus de la porte monumentale de l'église (sculptée d'ornements architecturaux) située sous le porche. Les culots sculptés du porche présentent un ornement géométrique alors que ceux situés dans les chapelles latérales sont sculptés de têtes humaines (chapelles nord, deuxième chapelle sud). Les deux chapiteaux avant de la première chapelle sud sont sculptés d'un crocodile dévorant une femme (est) ou un homme (ouest). Les vitraux conservent un ornement figuré et géométrique. Les murs intérieurs et les voûtes de l'église sont peints d'un décor à ornement géométrique, végétal et figuré à symbole religieux.
À signaler
Porche ; nef ; choeur
Le porche, les chapelles latérales de la nef et du choeur présentent une sculpture monumentale particulièrement intéressante et rare dans le sud du Tarn.
Propriété de la commune
Ouvert au public
2005
(c) CAUE du Tarn ; (c) Inventaire général Région Occitanie
2005
Béa Adeline
Dossier individuel
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47