Église paroissiale
Saint-Pierre
Église paroissiale Saint-Pierre
Occitanie ; 82 ; La Salvetat-Belmontet
Quercy Vert
1835 D2 707 ; 2007 WE 11
En village
3e quart 19e siècle
1856
Daté par source
Attribution par source
Le vocable de Saint-Pierre de Majeuse est connu dès la fondation de la sauveté à la fin du 11e siècle (F. Hautefeuille 1998). A l'origine, l'église était située à environ 1 km du centre de la Salvetat, à proximité du ruisseau du Tescounet au lieu-dit Saint-Pierre. Elle est représentée à cet emplacement sur le plan cadastral de 1835, au sud du cimetière encore existant aujourd'hui. Elle sera détruite durant les guerres de Religion et reconstruite en 1622. Durant la première moitié du 19e siècle, l'église est restaurée en 1817 et 1841. Suite à une lettre de l'abbé Mauviel, curé de La Salvetat, qui explique "l'insuffisance de son église et son éloignement exceptionnel du chef-lieu de la paroisse", le Conseil municipal décide le 9 mai 1856 de transférer l'église Saint-Pierre dans le village de La Salvetat. Il semblerait qu'un seul plan ait été dressé le 12 août 1856, par l'architecte départemental Théodore Olivier, pour les projets de reconstruction des églises de La Salvetat et de Belmontet, dans un style néo-gothique, en vogue à cette époque. Le maître-autel en marbre porte la date 18 juin 1861 pouvant correspondre à la date de fabrication ou à la date de sa mise en place. L'église est consacrée par monseigneur Doney, évêque de Montauban le 8 avril 1863. A l'origine, l'édifice comporte un vaisseau unique, la chapelle nord est construite en 1877, puis 10 années plutard, le Conseil municipal vote à l'unanimité l'agrandissement de l'église jugée "trop petite". Une seconde chapelle latérale, identique à la première, sera construite au sud suite à l'approbation du préfet en octobre 1893. Des travaux de consolidation se dérouleront en 1978. L'intérieur de l'église est rénovée entre mai 1998 et mars 2000 ; les vitraux signés par Gibert, maître verrier à Montauban, en 1877 sont restaurés et le vitrail de saint-Pierre et la rosace sont remplacés par des créations de l'atelier Canard à Montgaillard.
Calcaire ; moellon ; brique ; appareil mixte ; enduit
Tuile creuse
Plan en croix latine
Voûte d'ogives
Toit à longs pans ; croupe polygonale ; toit à deux pans
L'église, orientée, adopte un plan en croix latine. Le gros-oeuvre, couvert d'un enduit, est constitué pour l'essentiel de moellons de grès et de calcaire auxquels se joignent des tuiles. Le toit à longs pans sur le vaisseau central, à croupe polygonale sur le chevet et à deux pans sur les chapelles est couvert de tuile creuse. L'entrée de l'église matérialisée par un arc en plein-cintre ouvre sur le porche voûté d'ogives, flanqué de deux niches. D'inspiration néo-gothique, la nef, le choeur à 5 pans coupés et les deux chapelles qui font office de bras de transept sont également voûtés d'ogives quadripartites en brique retombant sur de sobres chapiteaux en pierre de taille. La nef est éclairée par des fenêtres hautes en plein-cintre ouvertes dans les murs gouttereaux et le choeur, sans fenêtre d'axe. Les chapelles sont dédiées à Notre-dame de Lourdes et à Sainte-Germaine. L'intérieur est actuellement recouvert d'un enduit beige qui laisse transparaître d'anciens motifs décoratifs peints en noir. Le clocher-mur, ajouré d'une baie en plein-cintre, abrite une cloche.
Vitrail
Saint ; sainte
Les différents vitraux représentent des saints, des saintes et des scènes de vie chrétiennes.
Église clocher-mur
Propriété de la commune
2008
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Pays Midi-Quercy ; (c) Conseil départemental de Tarn-et-Garonne
2008
Ruefly Sandrine
Dossier individuel
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47