Château
Château des évêques d'Alet
Occitanie ; Aude (11) ; Cournanel
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
A 89 à 92, 96 à 98, 100 à 103
1er quart 14e siècle
1318 ; 1333
Le lieu de Cournanel est mentionné à partir de 889. La dénomination de "castrum" apparaît en 1119. Il ne reste pas de vestiges apparents du château-fort du 12e siècle. Les constructions existantes ne sont pas antérieures au 14e siècle. La seigneurie de Cournanel appartenait à l'abbé du monastère bénédictin d'Alet. Un acte de partage des domaines temporels entre l'évêque et le chapitre, en 1321, constitue le premier titre du château de Cournanel, qui ne fut probablement construit qu'après cette date. Le plan général de la forteresse dessine un polygone convexe à huit côtés. Quatre sommets sont encore marqués par des tours carrées. La partie nord-est est ruinée, de même que tous les bâtiments intérieurs, à l'exception d'une construction adjacente à la porte ouest. Cette dernière devait être précédée d'un pont-levis. L'entrée est protégée par deux tours carrées reliées par une série d'arcs. La base des tours est constituée d'un réduit carré ajouré par deux archères. A l'étage supérieur, se trouve une autre salle couverte d'une voûte surbaissée, sans fermeture à l'arrière, de telle sorte que cet emplacement n'était pas défendable pour un ennemi qui se serait emparé de la porte et aurait été soumis au tir des défenses intérieures du château. Le mur visible près de la porte ouest est tout ce qui reste de l'ancienne demeure épiscopale et n'est pas antérieur à la fin du 16e siècle. Les deux courtines adjacentes à la porte ouest sont les mieux conservées. La tour sud est la plus haute construction existante.
Inscrit MH partiellement
1948/04/26 : inscrit MH
Porte et courtines de l'Ouest ; courtines et échauguettes du Nord ; tour de l'Est ; tour du Sud ; courtines du Sud (cad. A 89 à 92, 96 à 98, 100 à 103) : inscription par arrêté du 26 avril 1948
Arrêté
A signaler
Propriété privée
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection
11105