Château
Ruines du château
Occitanie ; Aude (11) ; Fitou
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
C 181
12e siècle
Par son testament daté de 990, la vicomtesse Adélaïde de Narbonne lègue la "villa" de Fitou à Ermengaud de Narbonne. A partir d'Ermengaud, tous portent le titre de seigneurs de Treilles ainsi que de Casouls. Le lieu est dénommé "castrum" dès 1271. En 1495, Guillaume de Narbonne, sieur de Fitou, installe ses garnisons dans ce château lors de la guerre contre les Espagnols. En 1503, le duc d'Albe, à la tête d'une armée d'Espagnols, s'empare de Fitou et y met le feu. En 1622, les religionnaires du duc de Rohan s'emparent de Fitou. Malgré son état de ruine, l'ancien château-fort présente quelque intérêt car n'ayant subi aucune retouche. Les défenses extérieures sont à peu près arasées. Le château constituait un quadrilatère dont il subsiste deux côtés. Ce rectangle enfermait une grande salle unique, voûtée en berceau suivant le grand axe. Les murs étaient percés d'une série d'archères. Ce sont des archères courtes, correspondant à deux assises de murs à l'extérieur et à trois à l'intérieur, couvertes de dalles. Ces murs sont appareillés assez sommairement en calcaire bleu du pays, avec chaînes d'angle plus soignées en calcaire blanc. Au-dessus de l'angle nord-ouest s'élève une tour ronde qui repose sur une arase de tuileaux. Vers le sud se trouvent deux casemates voûtées parallèles, d'axe perpendiculaire à celui de la salle, accessibles seulement par des trous d'éboulement de leur voûte. Il ne reste rien des bâtiments qui s'élevaient au-dessus de ces ouvrages.
Vestiges
Inscrit MH
1948/04/14 : inscrit MH
Château (ruines) (cad. C 181) : inscription par arrêté du 14 avril 1948
Arrêté
A signaler
Propriété privée
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection
11144