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Vestiges du Fort de Peccais






Référence de la notice
PA00103222
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Vestiges du Fort de Peccais
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
fort
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Saint-Laurent-d'Aigouze
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
D 424, 425
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
30276
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La mission du fort, situé à la rencontre du canal du Bourgidou et de celui de Peccais, était d'assurer un contrôle permanent sur les salines voisines et les canaux servant au transport du sel. La première mention certaine remonte à 1569. A partir de cette date, le fort passe successivement aux mains des Calvinistes et de l'autorité royale jusqu'à la paix d'Alès, signée en 1629. C'est peu après cette date qu'il faut placer la reconstruction du fort de Peccais qui subit peu de transformations au 17e siècle. L'ouvrage est déclassé en 1820. Au cours de la Seconde guerre mondiale, les Allemands y installent des casemates bétonnées. ££Un fossé et un avant-fossé entouraient le fort sur ses quatre fronts (en partie comblé au sud). L'entrée se situait au sud où un pont de bois franchissant le fossé, conduisait au tambour défensif de la porte. Ce dispositif a été augmenté, entre 1716 et 1775, d'un redent et d'une communication crênelée. La porte présentait, au rez-de-chaussée, un encadrement appareillé en harpe et deux pilastres soutenant un fronton à l'étage. Les trois bastions subsistant sont reliés par des courtines conservées sur les fronts nord et est, en partie au sud. Un cul de lampe mouluré, pentagonal, destiné à recevoir une échauguette amovible de bois, garnit la pointe du bastion nord-est. Un cordon de magistrale couronnait le mur taluté des bastions et courtines. Une coursière reliait le sous-sol de la tour sud-ouest aux chambres de tir du bastion nord-ouest. Les bâtiments agrandis et remaniés après 1716, comprenaient les logements du gouverneur, du lieutenant du roi, du major et le casernement. Soit trois corps de bâtiment de deux étages, disposés en U autour d'une cour centrale et dont il ne reste que les vestiges de murs.