Chapelle
Chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Perroche
Nouvelle-Aquitaine ; Charente-Maritime (17) ; Dolus-d'Oléron
Anciennement région de : Poitou-Charentes
CI 17
12e siècle
Le prieuré fut fondé sous le vocable de Saint-Médard à la fin du 11e siècle ou au début du 12e par les chanoines réguliers de Saint-Augustin de l'abbaye de la Chancelade, et relevait de l'abbaye de Sablonceaux. Au 17e siècle, le prieuré est sous le régime de la commende et occupé par un fermier. A cette date, la chapelle n'a déjà plus sa voûte de pierre. En 1742, le prieuré est uni à l'abbaye de Sablonceaux. Les bâtiments du prieuré ont été modifiés et aménagés dans les années 1930 dans un style "balnéaire" tandis que la chapelle a gardé ses volumes et son aspect romans. Les murs latéraux sont rythmés de quatre arcades aveugles en arc brisé entre des contreforts plats. Le mur oriental plat est percé d'une grande baie moulurée en arc brisé, de la fin du Moyen Age, ayant remplacé la baie romane. La façade occidentale était autrefois surmontée d'un campanile qui a disparu. A son angle sud-ouest, un gros contrefort percé de meurtrières, contient l'escalier qui y menait. A l'intérieur, deux longues travées sont voûtées en arc brisé. La voûte est aujourd'hui en béton, mais le départ de l'ancienne voûte en pierre apparaît nettement. Dans la première travée de la nef, au nord, s'ouvre une porte basse donnant sur le cloître reconstruit à son emplacement ancien. Sur deux murs sont peintes des fresques à la manière romane, représentant des scènes de l'Apocalypse et de la vie de saint Jean-Baptiste, réalisées dans les années 1950 par M. Antheaume, élève des Beaux-Arts de Paris. La rareté des édifices médiévaux sur l'île d'Oléron renforce l'intérêt de cette chapelle.
Peinture ; sculpture
Inscrit MH
1988/04/29 : inscrit MH
Chapelle de la Perroche (cad. CI 17) : inscription par arrêté du 29 avril 1988
Arrêté
A signaler
Propriété d'une société privée
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection