Église
Eglise Sainte-Rictrude
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Marchiennes ; place du Général-de-Gaulle
Anciennement région de : Nord-Pas-de-Calais
Général-de-Gaulle (place du)
C 1422
3ème quart 18e siècle ; 1er quart 19e siècle
1786 ; 1811
Daté par source
Attribution par source
Depuis le moyen-âge, une église paroissiale entourée d’un cimetière se trouvait à proximité de la place, à l’écart de l’abbaye bénédictine. Sa reconstruction fut décidée en 1779 et confiée à l’architecte lillois J.F.J. Lesaffre (1731-1803). Après le transfert du cimetière à l’extérieur de la ville, les travaux commencèrent à la fin de 1786 ; le gros-oeuvre était achevé, quand, le 18 décembre 1790, la tour de l’église s’effondra sur la nef. Après la Révolution, c’est un autre architecte lillois, B.A. Dewarlez-Lepers (1768-1819), qui fut chargé de remonter les voûtes et la tour. Les travaux furent adjugés en 1811 et achevés en 1815. Dewarlez dessina aussi le mobilier, dont seules subsistent les stalles et la clôture qui les surmonte. L’aménagement intérieur et l’ameublement ont été complétés ou renouvelés tout au long du 19e siècle. En 1864, l’architecte tourquennois Charles Maillard (1821-1875) conçut « la décoration architecturale de l’intérieur de l’église », jugée trop dépouillée : les voûtes, les arcs, les baies… ont été ornés d’un riche décor de plâtre. En 1903, dans un contexte de tensions entre l’Eglise et l’Etat, la commune fit graver la devise républicaine sur le fronton de la façade. Courant néoclassique.
Brique, calcaire, grès
Ardoise
Plan allongé
Voûte en berceau, voûte en coupole
Toit à longs pans
Les matériaux proviennent de la région : pour le soubassement, le grès ; en matériau principal, la brique, dont la couleur est relevée par le calcaire blanc utilisé pour le décor architectural. Le traitement de la façade, sommée d’une tour, a été privilégié ; austère, elle peut être lue comme une combinaison de formes géométriques. On peut y lire l’influence de l’architecture italienne palladienne du 16e siècle. L’église ne comprend pas de transept. Fidèle à une tradition régionale, la haute colonnade sommée d’arcs en plein cintre conduit le regard vers l’abside. Cette abside est de plan circulaire, forme peu fréquente utilisée cependant au 18e siècle pour la chapelle axiale de grands édifices (Saint-Roch à Paris en 1705, plus localement la collégiale Saint-Pierre à Douai vers 1745). L’éclairage est fourni par les baies latérales, qui, à l’origine, ne comportaient ni décor ni vitraux. L’impression dominante est celle de l’ampleur des volumes et de la luminosité ; il faut s’imaginer l’église en 1815, à l’issue de sa reconstruction partielle, blanchie à la chaux, peu meublée, sans le décor de moulures ajouté en 1864 : une architecture sobre, conforme au goût néoclassique de la fin du 18e siècle.
Sculpture
Inscrit MH
1992/05/06 : inscrit MH
Eglise Sainte-Rictrude (cad. C 1422) : inscription par arrêté du 6 mai 1992
Arrêté
PM59001022 ; PM59001921 ; PM59008120 ; PM59008121 ; PM59008122 ; PM59008123 ; PM59008124 ; PM59008125 ; PM59008126 ; PM59008127 ; PM59008128 ; PM59008129 ; PM59008130 ; PM59008131 ; PM59008132 ; PM59008133 ; PM59008134 ; PM59008135 ; PM59008136 ; PM59008137 ; PM59001021
À signaler
Objets mobiliers classés et inscrits.
Propriété de la commune
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection