Établissement des eaux
Usine des eaux de Clairfont
Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Portet-sur-Garonne ; R.D.120 ; avenue du Cardinal Saliège
Anciennement région de : Midi-Pyrénées
R.D.120 ; Cardinal Saliège (avenue du)
3e quart 20e siècle
1966 ; 1970
L'usine des eaux de Clairfont s'installe entre la route d'Espagne et la Garonne sur une vaste parcelle à Portet-sur-Garonne, au sud-ouest de Toulouse. Avec la construction de la ZUP du Mirail, il était nécessaire d'approvisionner en eau potable la population grandissante de la rive gauche. La Société d'équipement de Toulouse Midi-Pyrénées (SETOMIP) lance un concours pour la construction d'une usine de traitement et de relèvement des eaux visant la production d'eau potable. Elle est prévue pour un débit quotidien de 50 000m3 en fin de première tranche et 150 000 m3 en fin de construction. Quatre groupements d'entreprises répondent à l'appel d'offres, remporté par celui composé de la Compagnie Générale des Eaux, d'Omnium d'Assainissement et de la Compagnie Générale de Travaux d'Hydraulique. Avec le soutien du maire Louis Bazerque, Georges Candilis et Alexis Josic sont désignés architectes du groupement. Le chantier débute en septembre 1968. Le programme comprend la réalisation d'équipements techniques et de bureaux. Un premier bâtiment comprend salle de conférences, bureaux et cafétéria, ainsi que la salle des moteurs et des pompes. Un patio sépare cette partie du programme de la partie traitement des eaux qui comprend le local des filtres et divers locaux de service. Deux réservoirs semi-enterrés, chacun mesurant 64 × 64m, sont placés à l'arrière du bâtiment Les logements de fonction sont construits à proximité. L'usine s'implante en large retrait par rapport à la route d'Espagne, son accès s'ordonne à partir de l'avenue du Cardinal Saliège. Le bâtiment est construit selon une trame poteaux-poutres de 5 m en béton armé. Les éléments de façade en béton armé sont préfabriqués (cette exécution a été choisie alors que le chantier était en cours, une grue plus puissante ayant alors été remontée sur site). Les façades montrent une composition horizontale avec des bandeaux vitrés et des allèges en béton au traitement strié vertical. Josic compose sur une trame répétitive un bâtiment à la rencontre entre modernisme et bâtiment tramé Team-Ten. Les effets de rampe en façade principale, les systèmes de balcons, de pergola habillent comme s'il y avait là une fonction à étage, un bâtiment purement technique qui se situe habituellement plus en rez-de-chaussée semi-enterré. DLAB 2017/02/07 : label Patrimoine du XXe siècle
Propriété publique
2015
© Ministère de la culture
2017
Papillault Rémi ; Aubaret Claire
Dossier individuel