Matériaux du gros-œuvre
schiste ; moellon ; calcaire ; pierre de taille ; enduit partiel ; poudingue ; moellon ; granite ; pierre de taille ; enduit partiel
Matériaux de la couverture
ardoise
Typologie de plan
plan en croix latine
Description de l'élévation intérieure
1 vaisseau
Typologie de la couverture
toit à longs pans noue ; flèche carrée
Commentaire descriptif de l'édifice
L'église orientée, possède un plan en croix latine et son sol présente une déclivité assez marquée vers l'ouest. Elle est composée selon trois styles architecturaux : le roman, le néo-classique et le néogothique.L'époque romane possède peu de témoin, seule l'abside semi-circulaire permet de s'en rappeler (actuellement transformée en sacristie) grâce à la fenêtre qui reprend la forme d'une meurtrière.Le second, le néo-classique, se retrouve essentiellement au niveau du retable, dans le choeur, dans lequel on constate la présence du tableau d'Antoine Logerot La présentation de Jésus au temple réalisé en 1828 est inscrit entre deux pilastres eux mêmes présentés entre deux colonnes à fût monolithe d'ordre composite. Ce tableau est encadré par deux toiles imitant les bas-reliefs : celle du nord représente l'Annonciation et celle du sud la Visitation. Au-dessus de ces décors se déploient une frise puis une corniche et enfin un fronton triangulaire. Le tout est baigné dans la couleur or.Enfin, le troisième style dit néogothique se retrouve essentiellement au niveau du clocher-porche réalisé en pierre de Montfort également appelée poudingue. Entre le chœur et le clocher-porche une nef possédant une voûte lambrissée en chêne en plein cintre ainsi qu'un transept se déploient. Les bras de ce dernier accueillent tous deux une chapelle qui ouvre sur la nef au moyen d'une arcade en plein cintre. La chapelle sud a conservé sur son mur Est une crédence à arc ogival. Sur ce même mur on peut observer des peintures murales qui se déploient autour d'une large niche peinte en rouge (elle se trouve à l'emplacement d'une baie qu'elle est venue boucher).Certaines de ces peintures sont datées du XVIe siècle tandis que d'autres, réalisées sur le même badigeon, datent du XVIIe siècle.Le décor XVIe représente un groupe de huit saints au nord de la niche peinte en rouge. Seul le nom de Saint-Armel est encore visible dans un cartouche placé au-dessus de sa tête. On le reconnaît également par la présence d'un dragon à ses pieds.Le décor XVIIe comprend deux médaillons portés par des anges dans lesquels on peut voir le portrait d'un homme et celui d'une femme. Un décors de faux joints blancs sur fond gris est également visible autour de la niche. Celui-ci a été réalisé sur un badigeon qui est venu recouvrir (peut-être au XIXe siècle) l'ensemble des peintures murales des XVIe et XVIIe siècles. Certains éléments faisant partie de l'église sont également à noter comme le bénitier. Le culte pour Saint-Avit est rappelé par la présence d'une statue de bois polychrome le représentant avec un nourrisson à ses pieds.On peut également noter la présence de signes héraldiques rappelant les seigneurs de la commune.En effet, on retrouve le blason des seigneurs de Méjusseaume dans la chapelle sud (d'azur au lion d'argent chappé de gueules). Les armes des du Margat (d'argent au lion rampant de sable) peuvent être observées sur une des pierres tombales présentes dans l'église. Les armes des du Boberil (d'argent à 3 ancolies d'azur, les tiges en haut de gueules) se retrouvent elles aussi dans le monument notamment, semblerait-il, au niveau de la clé de voûte de l'abside actuellement cachée par un faux plafond.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; peinture (étudié dans la base Palissy)
Indexation iconographique
Christ en croix ; armoiries ; saint
Description de l'iconographie
Armes de la famille des du Boberil, du Margat, de Méjusseaume.
Commentaire d'usage régional
clocher-porche ; chevet arrondi
Date de l'enquête ou du récolement
1994