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Plateforme ouverte du patrimoine

Château de la Freslonnière (Le Rheu)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château de la Freslonnière (Le Rheu)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Le Rheu

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Rennes Métropole

Canton

Rennes Sud Ouest

Lieu-dit

Freslonnière (la)

Références cadastrales

?

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Communs ; chapelle ; colombier ; fossé ; poulailler ; chenil

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 17e siècle ; 2e quart 18e siècle ; 4e quart 18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1725

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Description historique

Château reconstruit pour les Freslon dans la 2e moitié du 17e siècle ; chapelle reconstruite en 1725, datée par travaux historiques ; aile sud du logis ajoutée à la fin du 18e siècle.(Service régional de l'Inventaire de Bretagne, 1986)Son implantation est signalée dès le 12e siècle (1163). L’actuel château a été reconstruit au 17e siècle et remanié à la fin du 18e siècle. Le domaine appartient à la famille de Freslon depuis son origine jusqu’à nos jours. Aux 16e et 17e siècles, le domaine possédait six métairies sur le territoire du Rheu ainsi que le moulin de l'Olivet, sur le bord de la Flume.La présence de la chapelle Saint-Laurent est attestée dès 1478. Elle fut reconstruite en 1725 par Claude Freslon, et restaurée en 1821. (Maëlle Heuzé, Justine Sotteau, 2017)

Description

Matériaux du gros-œuvre

Bauge ; enduit ; calcaire ; granite ; enduit

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan symétrique

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés ; étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit en pavillon ; toit à longs pans ; toit conique ; croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

L'environnement du siteLe site se trouve à 2km à l'est du bourg et à 1200m au nord de la route, sur une légère pente descendant vers le cours de la Flume. Les bâtiments sont implantés selon une orientation Est-Ouest. Le château s’étendait à l’origine sur un vaste domaine boisé comprenant un jardin d’agrément à l’arrière de la demeure, un parc et un bois au sein duquel a été aménagé l’actuel golf dans les années 1980. Ce vaste domaine s’implante au cœur du territoire du Rheu, marquant celui-ci par son emprise et son histoire. On accède au château par une allée cavalière bordée de feuillus et deux autres chemins creux. Auparavant, l’accès principal était magnifié par l’installation de grilles entre les deux pavillons latéraux. Elles ont été enlevées au début du 20e siècle.L'organisation des bâtiments:Le domaine se compose d’un ensemble d’éléments : le logis orienté est-ouest ; des communs précédés de deux pavillons formant une cour d’entrée ; la chapelle située au sud ; un colombier ; un poulailler au nord ainsi qu’un ancien lavoir au sud-ouest. Le logisLe logis se compose d’un corps central allongé flanqué de deux pavillons latéraux légèrement saillants et dont la façade principale est orientée à l’est. Le corps central est ordonnancé en six travées régulières regroupées par deux. Le dernier niveau est percé de lucarnes et les deux travées centrales sont réunies sous un fronton triangulaire. On retrouve cette même disposition sur la façade postérieure. La toiture à longs pans du logis, à forte pente et coyau, atteste de l’ancienneté du bâti. La compostions symétrique initiale a été perturbée par la reconstruction de l'aile sud au cours du 19e siècle surélevée d’un étage carré coiffé d'un toit a faible pente. Ces pavillons sont surplombés par des épis de faîtage en plomb. Autre conséquence de cette transformation, la façade postérieure est marquée par le décrochement saillant de ce pavillon tandis que le pavillon nord est en retrait. Les façades sont enduites. Les encadrements d’ouvertures sont traités en chaînages harpé sen granite pour les deux niveaux inférieurs, et en calcaire pour les niveaux supérieurs. Deux souches de cheminées occupent les murs de refends, une cheminée est disposée sur le mur pignon nord. La distribution intérieure s’effectue par un escalier central caractéristique des années 1730-1740. La rampe reprend un modèle employé lors de la reconstruction de Rennes au 18esicèle par l'architecte Jacques Gabriel et que ce dernier décrit comme des liens à cordons"", selon une appelliens à cordons"". Au rez-de-chaussée, la partie sud comprenait un salon, un fumoir, une bibliothèque et un cellier. Le couloir principal destiné aux maitres s’oppose au couloir de service des domestiques. La partie nord comprenait une cuisine, aujourd’hui occupée en tant que salon. La cheminée de l’ancienne cuisine présente des corbeaux avec double ressaut et tuileaux. Il y avait un monte-plat de la cuisine vers l’étage, aujourd'hui disparu Un évier en granite est toujours en place. Au premier étage, il y avait une salle à manger sur le côté nord tandis que les chambres et une lingerie étaient regroupés sur le côté sud. Au deuxième étage, les chambres sont disposées en enfilade. Les pièces sont largement décorées de boiseries datant de 1820/1830 de style neo-classique. Les pavillons de l'ancienne courLes deux pavillons qui précèdent le château et encadrent la cour d’honneur confèrent un réel apparat à la composition inspirée de l’architecture savante qui met en scène le corps principal en second plan. De plan carré, ces pavillons sont construits en terre selon la technique de la bauge avec un soubassement en moellons de schiste, ils sont recouverts d’un enduit en chaux-ciment. Les ouvertures sont réparties en une travée ; la toiture à coyaux recouverte d’ardoise est soulignée par une corniche et modillons sculptés en bois galbés. Par ailleurs, la toiture révèle davantage le prestige de la famille de Freslon : elle est percée d’une lucarne en calcaire, accostée d’ailerons et couronnée d’un fronton triangulaire portant les armes de la famille. Le pavillon sud abritait une remise, une soue à cochons et les habitations des employés dans le corps accolé. L’étage était un lieu de stockage pour le foin. Le pavillon nord avait une fonction de stockage. Il est composé d’un rez-de-chaussée séparé avec une cloison en bois en rez-de-chaussée et en pan de bois à l’étage. Les poutres sont soutenues par des corbelets. L’étage et les combles sont utilisés pour le stockage des denrées. Une cloche est installée dans les combles, que l’on sonne à l’aide d’une corde au rez-de-chaussée. Le corps de bâtiment attenant abritait les écuries, aujourd’hui aménagées en logements. Les pavillons se prolongent par un long bâtiment d’un seul niveau et d’un étage de comble couvert d’une toiture à croupe. La chapelleLa chapelle dont le chevet est pans coupés est orienté vers l’est. Elle est construite en moellons de schiste recouvert d’un enduit terre. La toiture à fort coyau est couverte en ardoise. Un lanternon abritant les cloches existe en partie centrale, surmonté d’un épi de faîtage en zinc. Le chevet à pans coupés est aveugle. La porte principale est une porte en plein-cintre encadrée de granite en pierre de taille. Au dessus de l’ouverture, une inscription sur une pierre indique la reconstruction de la chapelle en 1725. Celle-ci est surmontée d’un oculus vitré encadré de pierre de taille. Le mobilier date de cette époque. Les boiseries de hauteur couvrent les trois pans de l’abside, elles datent du 18e siècle. Le retable est orné d’un tableau figurant la Vierge de l’Immaculée Conception. La chapelle comprend un confessionnal formant armoire. Le colombierPrivilège seigneurial, le colombier possède un nombre de trous de boulins qui correspondait au nombre d’hectares de la propriété du seigneur. II a été restauré au cours des années 1970. La charpente n’est pas d’origine. Ses murs en terre sont percés de plusieurs trous. La porte d’entrée; ancienne, est à pointe de diamants. Le poulailler et le chenil Au cours du 19e siècle un poulailler est construit au nord du logis. Le bâtiment est de plan octogonal. Construit en bauge élevé sur un solin en moellon de schiste, les encadrements des ouvertures sont en brique alterné avec des blocs de calcaire. La gerbière en arc en plein-cintre est soulignée par un appui en calcaire. Près de ce poulailler, il existe un chenil, daté de la 2e moitié du 19e siècle. Construit en brique avec un soubassement en granite. L’ouverture est soulignée de deux arcs en plein-cintre en calcaire. Le bâtiment est entouré d’un mur en brique de forme arrondi. Une ancienne auge est posée à l’entrée. Un mur d’enceinte entoure le jardin d’agrément pour rejoindre le pigeonnier. (Maëlle Heuzé, Justine Sotteau, 2017)

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Armoiries

Description de l'iconographie

Armes des Freslon.

Commentaires d'usage régional

Faux mâchicoulis, composition d'ensemble concertée

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1986

Date de rédaction de la notice

1986 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Sotteau Justine ; Heuzé Maëlle

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Le logis et ses dépendances
Le logis et ses dépendances
(c) Région Bretagne
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