Matériaux du gros-œuvre
schiste ; moellon ; calcaire ; enduit ; pierre de taille ; bois ; pan de bois ; terre ; torchis
Matériaux de la couverture
ardoise
Typologie de plan
plan régulier
Description de l'élévation intérieure
sous-sol ; 1 étage carré ; étage de comble
Partie d'élévation extérieure
élévation à travées
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit en pavillon ; toit conique ; croupe
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier de distribution : escalier tournant ; escalier de distribution : escalier droit
Commentaire descriptif de l'édifice
"Le logisLe corps de logis, long d'une cinquantaine de mètres, se compose d'un rez-de-chaussée et d'un étage carré plus comble. La façade principale aspectée au sud présente un ensemble de onze travées régulières. Les murs du logis sont élevés selon des modes constructifs variés et constitués principalement de maçonnerie en moellon enduit, de maçonnerie en terre crue (bauge) et de pan de bois ourdi de terre pour ceux de l'étage carré. La disposition particulière de certaines ouvertures de la façade sud sont de potentiels indices quant aux dispositions architecturales du manoir primitif. Le logis manorial pouvait se présenter sous la forme d'une salle basse sous charpente éclairée par de hautes fenêtres comme celles présentes à droite de la porte d'entrée. Cette salle était probablement flanquée d'une chambre en demi-étage surmontant une cave à l'image de la différence de niveau des trois dernières travées à l'est du corps de logis. La présence sur l'aile ouest entre l'étage carré et le comble d'éléments de construction en pan de bois (sablière basse, entretoises, sablière haute, abouts de poutre) peuvent correspondre à une récupération et un remploi d'éléments datant du 16e siècle et provenant du manoir primitif édifié au Moyen Age. Néanmoins une certaine unité de style se dégage de cette accumulation de bâtiments construits entre le Moyen Age et le 17e siècle par des apports architecturaux réalisés au 19e siècle. L'utilisation de fausses pierres de taille permet d'imiter les pierres taillées dans le tuffeau qui encadrent les ouvertures les plus anciennes et les contrevents à jalousie participent à créer cette unité d'ensemble. De plus, les fenêtres du rez-de-chaussée remaniées à la même époque sont très basses afin de profiter au maximum de l'exposition vers le sud et de la vue sur le jardin La façade septentrionale du corps de logis conserve des fenêtres de la première moitié ou du milieu du 18e siècle avec des petits carreaux en verre soufflé. Les murs de l'étage carré sont élevés en pan de bois hourdi de terre avec un enduit de finition à la chaux. Des dessins tracés sur cet enduit qui imitent des encadrements en pierre de taille autour des ouvertures sont encore discernables. Comme pour la façade principale, il y a la volonté de ne pas montrer le caractère rustique des matériaux employés, même s'ils sont locaux et traditionnels. A l'articulation du corps de logis principal et de l'aile ouest de communs, est construit un pavillon de style néo-Renaissance au tournant des 19e et 20e siècles. La face ouest du pavillon concentre l'essentiel du décor en façade. Au dessus de la porte fenêtre un entablement composé d'une architrave, d'une frise et d'une corniche marque la séparation entre l’étage carré et le comble couvert d'un toit en pavillon. De part et d'autre de la baie, des chutes feuillagée complète l'ornementation en façade. Des consoles galbées et feuillagées viennent également souligner les différents niveaux. Au rez-de-chaussée une porte en plein cintre du début du 17e siècle avec son encadrement en pierre de taille a été intégré à cette extension du début du 20e siècle. Distribution et décor intérieur du logisPar son plan simple et rectangulaire, les pièces du rez-de-chaussée sont disposées en enfilades et se commandent entre elles depuis le hall d'entrée traversant du nord au sud. Depuis le hall et en direction de l'extrémité ouest du corps de logis, se succèdent une salle à manger, une bibliothèque installée dans une ancienne chambre basse avec alcôve du milieu du 18e siècle, un probable ancien oratoire protestant transformé en bar et un salon appelé "la salle de chasse". Cette dernière pièce conserve un plafond peint du 17e siècle où figurent sur les poutres coffrées les armoiries de la famille de Farcy "d'or fretté d'azur de six pièces, au chef de gueules", des visages féminins et des ornements aux motifs végétaux. L'est du rez-de-chaussée est occupé par un grand salon qui occupe toute la largeur du corps de logis. Cette pièce pourrait correspondre à l'ancienne salle basse sous charpente du manoir primitif construit au Moyen Age. Si les cheminées de l’ensemble des pièces du rez-de-chaussée semblent dater du 19e siècle, les sobres boiseries qui ornent les murs peuvent remonter quant à elles aux 17e et 18e siècles. L'accès au premier étage se fait par deux escaliers positionnés aux deux extrémités du corps de logis. Celui à l'est est le plus ancien et il est de type rampe sur rampe à deux volées droites et balustre en triple poire. A l'ouest, il s'agit d'un escalier tournant de style Empire débouchant sur un palier orné de colonnes en bois de style dorique. Les deux escaliers conduisent à un couloir de distribution qui longe toute la façade nord du logis et qui donne accès à plusieurs chambres ainsi qu'au pavillon Jobbé-Duval. Ce dernier accueille bibliothèque servant de cabinet de travail au propriétaire actuel. Dotée d'un plafond peint néo-17e siècle rappelant celui de la "salle de chasse", cette pièce occupe une place importante dans le château car elle permet, au travers de ses deux grandes fenêtres placées en vis-à-vis, d'avoir à la fois une vision sur la basse-cour de l'exploitation agricole en même temps que sur le parc paysager. Le comble conserve un usage de grenier accessible depuis l'étage carré par un petit escalier. Il est couvert d'une charpente ancienne (milieu ou 2ème moitié 17e siècle) avec à certains endroits un système savant de mise en œuvre. De nombreux remplois d'éléments de charpente, ainsi que plusieurs remaniements ponctuels, laissent entrevoir des interventions multiples qui rendent complexe le travail de datation. La chapelleLa chapelle du château de la Villedubois est mentionnée dans une déclaration de Michel de Farcy en 1678. Dans son Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Guillotin de Corson mentionne qu'elle fut reconstruite au 18e siècle et consacrée Auguste de Farcy de Cuillé alors évêque de Quimper. Elle dispose d'un plan rectangulaire avec un chevet à trois pans couronné d'un lanterneau à deux niveaux. La façade ouest de la chapelle conserve un beau portail de style baroque en tuffeau de Loire frappé aux armes de la famille de Farcy. Le portail est caractéristique des ateliers lavallois qui travaillent à Rennes à la même époque. Des modillons très soignés en bois viennent compléter le décor extérieur. A l'intérieur, les murs sont enduits en faux appareil et un autel en pierre inséré dans un coffrage en bois précède un retable ne pierre calcaire néo-17e siècle. Dans la sacristie se trouve une armoire en bois de châtaignier qui porte la date de 1758. Les communs et dépendances agricolesA l'est du corps de logis principal, une basse cour est encadrée par plusieurs bâtiments à usage de communs et de dépendance agricole. A l'ouest de la basse cour, une rangée de communs forme l'aile orientale du château entre le pavillon Jobbé-Duval et la chapelle. Ce bâtiment de plan allongé se compose d'un rez-de-chaussée et d'un comble servant de grenier accessible par deux gerbières. Les murs sont maçonnés en terre selon la technique de la bauge et couverts d'un toit à deux versants et coyau. L'ensemble des ouvertures du rez-de-chaussée présentent un encadrement en brique. Au nord de la basse cour est construit une grange en terre percée d'une large porte sur sa façade principale. Cette dépendance agricole vient s'accoler au colombier circulaire en terre utilisé au 19e siècle comme cave à cidre par les ouvriers agricoles du château. Ce dernier constitue un bel exemple de colombier en bauge selon une technique de mise en œuvre ancienne qui consiste à disposer des mottes de terre crue en arête de poisson. Un lanternon couronne le bâtiment. Plus à l'est, un dernier alignement fait à la fois de communs et de dépendances agricoles complète cet ensemble. Les bâtiments qui le compose sont construits également en terre avec l'utilisation de la brique pour les chaînage d'angle et l'encadrement des ouvertures. Une cheminée rappelle la présence d'un ancien four à pain aujourd'hui disparu. "
Technique du décor porté de l'édifice
peinture
Indexation iconographique
tête de femme, ornement végétal, armoiries
Commentaire d'usage régional
dépendance à usages multiples ; niveaux décalés ; adobe ; appareil en arête de poisson
Date de l'enquête ou du récolement
1986