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Plateforme ouverte du patrimoine

Ensemble fortifié (batteries et retranchement), Port Blanc et Pointe d'Arzic (Locmaria)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ensemble fortifié

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Batterie de côte ; retranchement

Appellation d'usage

Batterie de la Pointe d'Arzic, actuellementRetranchement du Port Blanc d'Arzic

Titre courant

Ensemble fortifié (batteries et retranchement), Port Blanc et Pointe d'Arzic (Locmaria)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Locmaria

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Bretagne Sud

Canton

Belle-Ile-en-Mer

Lieu-dit

Pointe d'Arzic

Références cadastrales

ZR 311batterie haute ; ZR 310corps de garde crénelé ; ZR 191batterie basse et retranchement ; ZR 160retranchement

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Batterie ; corps de garde ; mur défensif

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 18e siècle (détruit) ; 18e siècle ; 3e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1705 ; 1859 ; 1861

Commentaires concernant la datation

Daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

Description historique

Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban laisse des projets pour des batteries de côte, dont une armée de deux pièces située à la pointe de Kergolay, ou d'Arzic, pour la défense de l'anse du Port Blanc. Une batterie est effectivement mentionnée en ce lieu en 1705. Elle est régulièrement réoccupée au cours des guerres maritimes du 18e siècle. En 1747, elle est armée d'un canon de 24 livres et d'un canon de 8 livres. D'importants travaux de refonte ont lieu après 1763, ainsi qu'au cours de la guerre d'Amérique : le retranchement barrant la plage est reconstruit en maçonnerie dans les années 1770 et la batterie réorganisée dans les années 1780. La batterie est toujours occupée pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1803 et en 1813 elle est armée de deux canons de 24 livres et d'un mortier de 12 pouces, servis par 15 hommes. La ""Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles"" de 1841 conserve la position de la pointe d'Arzic pour y établir une batterie de trois pièces d'artillerie - deux canons de 30 livres et un obusier de 22 cm - complétée par un corps de garde défensif n° 3. La question de l'emplacement de cette nouvelle batterie est débattue dès la rédaction des premiers projets à partir de 1846. La batterie existante est en effet jugée placée trop en hauteur pour avoir une action efficace, mais placée à mi-falaise elle entraînerait d'importants et coûteux travaux de déroctage et rendrait l'installation de son corps de garde compliquée. Le général Noizet, inspecteur-général du génie en tournée en 1848, tranche en faveur de la deuxième solution et demande de renoncer au plan-type pour le corps de garde. Le document où figurent ces préconisations ayant été égaré, le projet réétudié à partir de 1857 place d'abord batterie et corps de garde n° 3 au sommet de la falaise. La redécouverte la même année du registre des ordres des Inspecteurs généraux, tombé derrière une étagère, font reprendre le projet selon les vues du général Noizet. La batterie est construite en 1858-1859. Le corps de garde est entrepris en 1860 et achevé en 1861. Les ""dés"" en maçonnerie des plates-formes d'artillerie sont mis en place en 1862. Un sémaphore est construit en arrière de la batterie haute vers 1861-1862. La batterie basse n'est pas conservée par la commission de défense des côtes en 1874. La date de sa vente n'est pas connue. Un poste de défense contre les sous-marins (PDCSM) armé de deux canons de 95 mm sur affûts de côte est mentionné à la pointe d'Arzic en 1918. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sémaphore sert de poste d'observation, aux Français d'abord puis aux Allemands. Ces derniers utilisent le corps de garde de la batterie basse comme casernement. Ils construisent quelques postes bétonnés légers - tobrouks - autour du sémaphore. Le corps de garde de la batterie basse et le sémaphore sont actuellement des résidences privées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste ; moellon ; granite ; pierre de taille ; terre

Commentaire descriptif de l'édifice

L'ensemble fortifié de la pointe d'Arzic et du Port Blanc se compose : - de la batterie haute du 18e siècle et son corps de garde ; - de la batterie basse et son corps de garde défensif construits en 1859-1861 ;- du retranchement en maçonnerie du 18e siècle barrant la plage du Port Blanc. Le parapet terrassé de la batterie haute est encore bien visible. Celui de la batterie de 1859 a été détruit. L'accès à la plate-forme gagnée sur la falaise par déroctage se fait par une profonde tranchée elle aussi taillée dans le roc.

État de conservation (normalisé)

Inégal suivant les parties

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Inscription du corps de garde crénelé

Typologie de la zone de protection

Loi littoral ; site classé ; zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Eléments remarquables dans l'édifice

Batterie ; corps de garde ; mur défensif

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Parcelles ZR 191, ZR 310 et ZR 311

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1974

Date de rédaction de la notice

1974 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Jadé Patrick ; Duigou Lionel ; Service régional de l'Inventaire de Bretagne

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

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Locmaria, batteries de la pointe d'Arzic, vue aérienne prise de l'est.
Locmaria, batteries de la pointe d'Arzic, vue aérienne prise de l'est.
(c) Inventaire général, ADAGP
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Locmaria, batteries de la pointe d'Arzic, vue aérienne prise de l'est.
Locmaria, batteries de la pointe d'Arzic, vue aérienne prise de l'est.
(c) Inventaire général, ADAGP
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