Marégraphe
Accumulateur hydraulique
La tour Eiffel
Accumulateur hydraulique-marégraphe 1
Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Rouen ; quai de Bois-Guilbert
Vallée de la Basse-Seine
Port de Commerce
De Boisguilbert (quai)
2008 KY 163
En ville
La Seine
4e quart 19e siècle
1885 ; 1891
Daté par source ; daté par source ; daté par source
Attribution par source ; attribution par source
Le doublement du commerce maritime à Rouen entre 1875 et 1880, passant de 600 000 T à 1 225 000 T, nécessite la mise en place de nouvelles infrastructures portuaires. Pour faciliter le transbordement des marchandises, la Chambre de commerce décide dans son plan d'aménagement du port élaboré au début des années 1880 de remplacer les grues à vapeurs, coûteuses en charbon et dangereuses, par un réseau de grues hydrauliques fonctionnant selon un système accumulateur basé sur l'incompressibilité de l'eau, mis au point en 1851 par l'ingénieur anglais William Armstrong. Ce système d'accumulateur hydraulique est un mécanisme analogue au château d'eau qui utilise un cylindre vertical dans lequel un piston plongeur exerce une pression sur l’eau. Il permet ainsi d’actionner au moyen d’eau comprimée les grues portuaires qui fonctionnaient jusqu’alors à l'aide de machines à vapeur.L’accumulateur hydraulique du quai de Boisguilbert est édifié en 1885. C'est le second des trois appareils du même type installés sur le port de Rouen, un rive gauche et deux rives droites. La chambre de commerce de Rouen confie sa conception technique à ses ingénieurs et la construction de la tour maçonnée qui abrite une partie de la machinerie à l’architecte Lucien Lefort . Cet accumulateur hydraulique comprenait à l’origine plusieurs éléments : une machine à vapeur de 75 CV destinée à pomper l’eau de la Seine destinée à l'accumulateur installée avec ses chaudières dans un bâtiment contigu à la tour maçonnée, un énorme cylindre à piston vertical destiné à comprimer l’eau occupant les trois premiers niveaux de la tour, et une gueuse en fonte de 60 T destinée à maintenir la pression installée au quatrième et dernier niveau de la tour. Enfin, un vaste et complexe système de tuyauterie recevant plus de 1 200 m3 d’eau par jour était directement relié différentes aux grues roulantes sur rails, à flèche orientable, installées sur les quais.En 1891, l'ingénieur Château complète l’accumulateur hydraulique en installant au dernier niveau de la tour, sur ses quatre faces, une horloge et sur sa face côté fleuve, un cadran marégraphe fonctionnant à partir d’un flotteur en Seine qui indiquait à tout moment au personnel du port la hauteur d'eau disponible afin de manœuvrer les navires sans risque dans les bassins et sur le fleuve.Durant l’entre-deux-guerres, tout le mécanisme de l’accumulateur hydraulique, ainsi que sa machine à vapeur et son système complexe de tuyauteries est remplacé par un circuit électrique. Ne subsiste aujourd’hui que la tour maçonnée servant d'enveloppe à tout l'appareillage technique. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 7 octobre 1997.
Brique ; silex ; calcaire ; appareil à assises alternées ; appareil en damier
Ardoise
3 étages carrés
Toit en pavillon
Escalier dans-oeuvre
Énergie hydraulique ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place
La tour carrée qui abritait la machinerie mesure près de 5 m de coté et 20 m de hauteur. Elle est construite en brique, silex et calcaire sur quatre niveaux et est couverte d'un toit en pavillon en ardoise. La mise en œuvre des matériaux avec des rangs de briques, des tableaux de silex et des corniches de calcaire dénote un évident souci esthétique et décoratif de la part de l'architecte.
Établissement industriel désaffecté ; restauré
1997/10/07 : inscrit MH
À signaler
Propriété publique
1995
(c) Région Normandie - Inventaire général
1996 ; 2008
Decoux Jérôme ; Real Emmanuelle
Sous-dossier
Région Normandie – Service Inventaire du patrimoine