Commentaire concernant la datation
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Description historique
Les mines de fer de Gouvix et d'Urville font l'objet d'une première concession accordée par ordonnance du 1er mai 1822 à Jean-Laurent Doray, qui se propose d'établir un fourneau économique à la Castelane. Elle est supprimée le 31 juillet 1837.Par décrets du 4 mars 1896, deux nouvelles concessions sont attribuées : l'une dite d'Urville (255 hectares) à Jules Bidgrain, Léon Larue, Emile Tinard et aux héritiers d'Albert Macé, la seconde dite de Gouvix (329 hectares) à Gérard de Saint-Aldegonde, Eugène Pelpel, Ernest Chollet et Georges Samson.La Société civile des mines d'Urville est constituée, dès 1896, pour l'exploitation du gisement par ses concessionnaires. Mais ce n'est qu'avec sa reprise en 1909 par l'industriel de Longwy, Schmitt, et la création de la Société anonyme des mines d'Urville deux ans plus tard que des projets d'aménagement émergent : allongement et création de galeries, construction de quatre fours de grillage... Ils ne sont pas concrétisés faute d'accord administratif. Le 10 décembre 1914, en raison de contributions allemandes au capital, est prononcée la mise sous séquestre des mines d'Urville et de Gouvix. Amodiée en 1903 à la Société des mines et forges de Normandie, cette dernière n'est mise en valeur qu'après la prise d'intérêt de la Société des forges et aciéries de Firminy, à laquelle elle est amodiée officiellement en 1922. Cette société devient également, l'année suivante, concessionnaire d'Urville en partenariat avec la Société des mines de Soumont. En 1928, la mine de Gouvix est sous-amodiée à la Société des mines de Douaria (Tunisie). Puis, suite au décret du 22 février 1931, la valorisation des deux sites est réalisée conjointement par la Société nouvelle des mines d'Urville.Exploitée par deux galeries à flanc de coteaux, la mine est exploitée en tailles-chassantes et chambres magasins. Seul le minerai carbonaté est valorisé. Les principales installations des deux mines sont édifiées en 1919-1920. Le siège d'extraction établi sur Urville (avec puits de 90 m de profondeur en 1939) comprend une salle des compresseurs, des ateliers, des magasins, des bains-douches, un garage à locomotives et des bureaux. Un transporteur aérien, de 1 585 m, le relie à deux fours à griller construits en 1923 sur Gouvix, d'une capacité de 600 tonnes. Un raccordement au chemin de fer minier Caen-Soumont permet le convoyage du minerai, principalement jusqu'à la Société métallurgique de Normandie qu'elle fournit jusqu'en 1968, année durant laquelle cesse l'activité de la mine. Un total de 2 629 855 tonnes de minerai a été extrait entre 1930 et sa fermeture. Par décret du 15 février 1973, la Société des mines de Soumont obtient les deux concessions, pour y renoncer par arrêté du 16 novembre 1993. Pour des raisons de sécurité, les fours à griller ont été démolis le 15 octobre 2015.Employant 83 personnes en 1939, 60 en 1944, 97 en 1957, 50 en 1967, les exploitants des mines ont procédé à la construction d'une centaine de logements sur les communes d'Urville et de Gouvix entre 1930 et 1954. La Société nouvelle des mines d'Urville a notamment fait édifier une cantine et quatre cantonnements pour célibataires, de 112 chambres, en 1930.