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Plateforme ouverte du patrimoine

Fortification d'agglomération

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fortification d'agglomération

Titre courant

Fortification d'agglomération

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meuse (55) ; Marville

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Montmédy

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Chapelle ; château fort

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 13e siècle ; 3e quart 14e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 3e quart 17e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1655 ; 1667 ; 1672

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

Description historique

Le château de Marville est cité pour la première fois dans le testament du comte de Bar Thiébaut Ier, (1189-1214) qui parait bien être son créateur. Marville passe ensuite entre les mains de la veuve de Thiébaut, la comtesse Ermesinde de Luxembourg, puis entre celles des héritiers de son deuxième mari. Le dernier de ceux-ci Waleran III de Montjoie-Faulquemont vend Marville au comte de Bar Thiébaut II et au comte de Luxembourg Henri V, le 1er avril 1270. Désormais ces deux princes possèdent la ville en copropriété. Le bourg s'entoure vers 1370 de fossés et d'une enceinte où les textes signalent la porte de l'Ouest, la poterne, à l'est, les tours Chanteclerc, Leclerc et Gillon. Le château de Marville possède une chapelle dédiée à sainte Catherine et fondée peut-être en 1262 par Catherine de Montjoie, peut-être à la fin du 16e siècle par René II duc de Lorraine. Aux 16e et 17e siècles, l'enceinte n'est pas agrandie mais seulement modernisée comme en témoigne le dessin d'Israël Sylvestre. Cinq portes y donnent alors accès : la porte du Bourg à l'ouest, flanquée de deux tours, les portes du Credon, de la Halle et du Bal au sud, enfin la poterne, seule subsistante, à l'est, après la capitulation de Marville, dont les co-seigneurs étaient alors Charles IV de Lorraine et Philippe IV d'Espagne. En février 1655, les troupes françaises s'y installent sous l'autorité de Claude Manimont, gouverneur français de Jametz, qui restaure aussitôt l'enceinte de la ville. Marville devient définitivement française par les traités des Pyrénées et de Vincennes en 1659 et 1661. En 1667 les habitants ferment encore les brèches qui peuvent demeurer en leurs murailles du fait des assauts de l'artillerie pendant le siège de 1655. Louis XIV lui-même ordonne des réparations au château afin d'y loger une compagnie d'infanterie, mais en 1672, au début de la guerre de Hollande, ordre est donné de démanteler la ville et de raser les fortifications pourtant modernes du château, sans doute en prévision d'une occupation possible par l'ennemi. Les choses restent en l'état après la paix de Nimègue, 1678 et 1679, et l'on continue à tirer des pierres de l'ancienne citadelle. Le 19e siècle voit disparaître les derniers vestiges des portes du Credon et du Bourg. La chapelle était en ruines des 1692

Description

État de conservation (normalisé)

Détruit ; vestiges

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

2002/11/22 : inscrit MH

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1976

Date de rédaction de la notice

1988

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Collin Simone ; Rouyer J. ; Simon Henri ; Laurent P. ; Jacops Marie-France.

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63