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Plateforme ouverte du patrimoine

Raffinerie de sucre Saint-Rémi, puis Raffineries de Bordeaux.

Désignation

Dénomination de l'édifice

Raffinerie de sucre

Appellation d'usage

Raffinerie de Sucre Saint-Rémi ; Raffineries de Bordeaux

Titre courant

Raffinerie de sucre Saint-Rémi, puis Raffineries de Bordeaux.

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Bordeaux ; 120, 194 rue Achard

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Gironde

Canton

Bordeaux-1

Adresse de l'édifice

Achard (rue) 120, 194

Références cadastrales

1995 GN 2, 6, 7

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication ; magasin industriel ; bureau d'entreprise ; atelier

Historique

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1880 ; 1926 ; 1960

Commentaires concernant la datation

Porte la date ; daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

Description historique

La raffinerie Saint-Rémi succède, vers 1850, à la maison Abribat qui, en 1840, fait partie des 35 raffineries bordelaises. Ces unités traitent, ensemble, 12 000 tonnes de sucre et de mélasses, en provenance des Antilles, soit 15 pour cent de la consommation européenne. En 1880, construction d'un nouvel atelier de fabrication. A partir de 1860, le marché du sucre de canne est fortement concurrencé par celui du sucre de betterave. Les petites usines ferment les unes après les autres et en 1885, à Bordeaux, à côté de la raffinerie Saint-Rémi, il ne reste plus que les raffineries Sainte-Croix et Frugès. Le maintient de leur activité tient à la poursuite des relations avec les Antilles. En 1913, près de 28 000 tonnes de sucre roux antillais sont traités à Bordeaux dont le quart est exporté. Le groupe Say, ayant vu ses unités du Nord de la France dévastées par la guerre, s'intéresse aux 3 usines bordelaises pour compenser ce déficit. Entre 1917 et 1924, elles sont toutes rachetées par Say qui importe et traite annuellement, à cette période, 91 000 tonnes de sucre. " Les Raffineries de Bordeaux " produisent des sucres coloniaux mais traitent également des sucres de betteraves, en provenance du Nord. Ainsi regroupées, elles s'installent sur le site de la raffinerie Saint-Rémi, alors considérablement agrandi afin d'accueillir des matériels plus modernes. Les produits sont expédiés dans tout le Sud-Ouest mais aussi en Afrique du Nord et en Afrique Occidentale Française. En 1960, un vaste magasin industriel est édifié. En 1967, le groupe Beghin prend le contrôle de Say. Beghin-Say, fondant ses activités sur celles des producteurs de betteraves (encouragés et subventionnés par la C.E.E.) décide de fermer l'usine de Bordeaux, en 1984. Le site industriel est reconverti, depuis 1986, en zone d'activité dite Z.A. Achard qui accueille aujourd'hui une trentaine d'entreprises. Machine à vapeur en 1850. 1919 : production de 15 à 20 tonnes de sucre par jour. 1926 : Say produit, sous 150 formes différentes, toutes les sortes de sucre : rangé, en plaquettes, en pains, des vergeoises, semoules, gondolos etc. 1965 : l'usine produit 65 000 tonnes de sucre, dont 14 000 tonnes destinées à l'export, sous les marques Say, Saint-Rémi ou Frugès. En 1926 il y a 900 salariés, 850 en 1950 et 500 en 1965. Existence d'un fonds d'archives privées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; pierre ; brique ; enduit ; métal ; pan de fer ; essentage de tôle ; essentage de matériau synthétique

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique ; tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés ; étage en surcroît ; étage de comble

Typologie du couvrement

Charpente métallique apparente

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; lanterneau

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

Site industriel desservi par voie navigable. Atelier de fabrication : 3 étages carrés et 1 étage en surcroît présentant une charpente rivée avec 7 fermes à treillis en N avec membrures inclinées prolongées par des jambes de force à treillis également, pierre, brique et actuellement une partie avec essentage de tôle, toit à longs pans en tuile mécanique et une partie en tuile creuse. Magasin industriel : pan de fer, brique et enduit, essentage de matériau synthétique, toit à longs pans en tuile mécanique. Bureau qui porte la date 1926 : 2 étages carrés et étage de comble en pierre avec toit à longs pans et croupe en tuile mécanique, baies rectangulaires avec décor sculpté et baies en plein-cintre au rez-de-chaussée. Autres ateliers de fabrication : une partie en pierre et toit à longs pans en tuile mécanique avec baies en plein-cintre et oculus, une partie en pan de fer et brique avec toit à longs pans et lanterneau en tuile mécanique. Surface du site en m2 : 50000.

Commentaires d'usage régional

Baie rectangulaire,arc plein-cintre,oculus

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Atelier de fabrication

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1995

Date de rédaction de la notice

1995

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Kabouche Marie

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

Patrimoine industriel

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37