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Plateforme ouverte du patrimoine

Moulin à blé, puis minoterie dite Moulins de Laubardemont ; huilerie Calvé-Delft ; usine de produits pour l'alimentation animale ; actuellement usine de menuiserie (fabrique de caisses) Laubardemont S.A.

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à blé ; minoterie ; huilerie ; usine de produits pour l'alimentation animale

Appellation d'usage

Les Moulins de Laubardemont ; Huileries Calvé-Delft ; Laubardemont S.A.

Destination actuelle de l'édifice

Usine de menuiserie

Titre courant

Moulin à blé, puis minoterie dite Moulins de Laubardemont ; huilerie Calvé-Delft ; usine de produits pour l'alimentation animale ; actuellement usine de menuiserie (fabrique de caisses) Laubardemont S.A.

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Sablons

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Gironde

Canton

Guitres

Lieu-dit

Laubardemont

Références cadastrales

1835 A 1725 A 1741 ; 1993 ZH 10

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

L'Isle

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication ; magasin industriel ; bureau d'entreprise ; logement patronal ; silo ; pont-bascule ; quai ; barrage

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 17e siècle ; 4e quart 17e siècle ; 3e quart 18e siècle ; 4e quart 18e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1772 ; 1788

Commentaires concernant la datation

Daté par source ; daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Rose Frères H. et G. (appareil de meunerie)

Description historique

Reconstruction, au début du 17e siècle, d'un moulin à blé bâti en 1466 au confluent de l'Isle et de la Dronne. Il appartient, avec le château, à la famille de Laubardemont. C'est en 1691, que sous l'impulsion du baron de Sales ce moulin est transformé en une grande minoterie. Successivement en 1772 puis en 1788, des agrandissements prestigieux sont effectués. La farine produite est livrée à Bordeaux et dans toute la région du Médoc. Après la Révolution, le domaine, vendu à M. Chaumel, conserve toute son importance. En 1868, la capacité d'écrasement est portée à 400 hl de blé par jour. La minoterie est dotée de hausses système Thénard, facilitant l'abattage rapide en cas de crues de la rivière. Vers 1880, la Sté industrielle de Bordeaux rachète l'usine. A cette époque, l'ingénieur Prenez introduit le procédé de la mouture à la hongroise. Cette innovation (remplacement des meules en pierre par des cylindres en acier) nécessite de réaménager des bâtiments qui doivent être conçus sur plusieurs niveaux (3 étages construits sur cave) et pouvoir abriter des appareils fonctionnant en batteries. La production, qui atteignait déjà 20 000 quintaux de farine par jour, est portée à 80 000 quintaux, après la modernisation des installations. Les farines sont conditionnées en " balles " et expédiées en France ou étuvées et mises en barils pour celles destinées à l'Outre-Mer. Cette usine est alors l'une des plus importantes du Sud-Ouest. Après un grave incendie, la minoterie est mise en liquidation en 1893. Les bâtiments sont alors réutilisés par la Sté Calvé pour y transplanter une importante huilerie qu'elle possède à Abzac depuis 1866, mais où elle ne peut s'étendre. Des ateliers, des élévateurs et des silos sont construits pour traiter les arachides en provenance du Sénégal. Des voies Decauville permettent la circulation de wagonnets dans tout le site industriel. Les graines arrivent, depuis Bordeaux, par bateaux. L'entreprise, devenue Calvé-Delft depuis 1897, possède 22 gabares et 2 remorqueurs. En 1902, un nouveau bâtiment abrite les machines à vapeur. En 1934, 250 tonnes de graines sont traitées journellement et transformées en huiles alimentaires. A partir de 1955, l'usine est reconvertie en fabrique d'aliments pour le bétail et l'aviculture et l'huilerie est transférée à Bordeaux. Quelques ateliers et silos sont édifiés. Cette fabrication cessera en 1979. Depuis 1981, la S.A. Laubardemont a installé une fabrique de caisses en bois, pour le vin, mais les bâtiments de l'ancienne minoterie sont désaffectés et menacés. 1691 : 5 paires de meules à farine et 2 foulons. 1788 : 10 paires de meules. 1868 : 9 rouets et 1 turbine, fournissant une puissance de 220 ch, entraînent 12 paires de meules. 1884 : appareils de nettoyage du blé installés par H. et G. Rose Frères de Poissy et cylindres Brault-Teisset-Gillet ; force hydraulique de 200 ch dont la moitié est fournie par 1 turbine Fontaine, 1 machine à vapeur (horizontale, système Compound) de 200 ch, des Ateliers Thomas Powel de Rouen et 1 locomobile de 16 ch. 1902 : nouvelle machine à vapeur de 400 ch et pont-bascule Testut, B. Trayvou (59). Une cinquantaine d'ouvriers travaillent à la minoterie en1795 et 40 en 1882. 550 ouvriers en 1934 à l'huilerie et 200 en 1953. 1960 : 100 employés.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; pierre ; brique ; métal ; pan de fer ; béton

Matériaux de la couverture

Tuile creuse ; tuile plate ; tuile mécanique ; ardoise ; ciment amiante en couverture

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés ; étage en surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon ; shed ; lanterneau

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique ; produite sur place ; turbine hydraulique ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

Site industriel desservi par voie navigable. Atelier de fabrication et magasin industriel en pierre avec 2 étages carrés et 1 étage en surcroît, toit à longs pans en tuile creuse, baies en plein-cintre et en arc segmentaire. Logement patronal dans le château : corps central en retrait, élévation ordonnancée à 6 travées avec 1 étage carré et 1 étage de comble en pierre et toit à longs pans en tuile plate, 2 pavillons latéraux à 2 étages carrés avec toit en pavillon en ardoise. Bureau avec 1 étage carré en pierre et toit à longs pans et croupe en tuile plate. Divers ateliers en pierre avec sheds en tuile mécanique, partie avec lanterneau et oculus, partie en pan de fer et brique couverte en tuile mécanique ou en ciment amiante. Silos en béton. Surface du site en m2 : 140000 ; surface bâtie en m2 : 14000.

Commentaires d'usage régional

Arc plein-cintre,arc segmentaire,oculus,baie rectangulaire

État de conservation (normalisé)

Menacé

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Atelier de fabrication ; logement patronal

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1993

Date de rédaction de la notice

1994

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Kabouche Marie

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

Patrimoine industriel

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37