POP

Plateforme ouverte du patrimoine

Edifice fortifié, dit poype de Ligneux

Désignation

Dénomination de l'édifice

Édifice fortifié

Appellation d'usage

Poype de Ligneux

Titre courant

Edifice fortifié, dit poype de Ligneux

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ain (01) ; Saint-Jean-de-Thurigneux

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Reyrieux

Lieu-dit

Ligneux

Références cadastrales

1823 A 154 à 158 ; 1984 A 134, 137 à 139

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Basse-cour ; fossé ; motte

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 12e siècle (détruit)

Siècle de campagne secondaire de consctruction

17e siècle (?)

Auteur de l'édifice

Description historique

Les premières mentions du site castral de Ligneux, probablement fondé par la famille de Villars, remontent au début 12e siècle : Adalard de Villars, chevalier, en est le plus ancien seigneur connu (vers 1100). A la fin du 12e siècle, le site comprenait également un habitat ; il est qualifié de "castellum cum burgo", ce qui montre son importance, lorsqu'Etienne II de Villars le cède en 1186 à Guichard, abbé de l'Ile-Barbe (Lyon). Un prieuré dépendant de l'abbaye de l'Ile-Barbe y est construit, et le passage de la seigneurie sous l'autorité ecclésiastique entraîne un changement de mode de fonctionnement, le prieur de Ligneux assurant en même temps la fonction de châtelain. Lorsque fut constituée la principauté de Dombes, au tout début du 15e siècle, Ligneux était le chef-lieu de l'une des douze châtellenies qui la composaient ; de cette châtellenie dépendaient la partie dombiste de la paroisse de Saint-Jean de Thurigneux et toute la paroisse de Rancé. Lors des incursions savoyardes en vue de la conquête de la Dombes, le château fort résista en 1460 aux troupes du comte Amédée VIII de Savoie. Le fief de Ligneux reste possession de l'abbaye de l'Ile-Barbe jusqu'en 1665, date à laquelle il est cédé à Mgr. Camille de Neuville, archevêque de Lyon, dont hérite, en 1704, François de Neuville, duc de Villeroy, avant d'être possédé un temps par les Luxembourg. Le château et seigneurie de Ligneux, qualifiés de baronnie, passèrent par mariage aux Boufflers : Joseph-Marie, duc de Boufflers, en fit hommage en 1740. Puis, l'état des fiefs dressé en 1772 consigne à nouveau "le château et seigneurie de Lignieu, paroisse de Saint-Jean", ainsi que "la justice dudit Lignieu" parmi les possessions du sieur de Luxembourg, qui apparaissent encore en 1784, dans les Rôles des privilégiés de Bresse et Dombes, au nom de madame la maréchale de Luxembourg. On ignore à quelle époque le site fut abandonné. Selon les historiens du milieu du 19e siècle, la "poype" (ou motte castrale) aurait été encore surmontée d'une tour octogone et entourée d'une enceinte en brique. Il ne reste aujourd'hui que la poype sur laquelle s'élevait le château fort. Les fouilles archéologiques des années 1980, menées par Jean-Michel Poisson, ont dégagé les vestiges d'un grand bâtiment de plan pentagonal en brique, ainsi que de la céramique médiévale, mais aussi des fragments datables des 17e et 18e siècles. La motte castrale a été inscrite au titre des sites par arrêté du 19 septembre 1989.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique ; terre

Couverts ou découverts du jardin de l'édifice

Bosquet

Commentaire descriptif de l'édifice

La "poype" de Ligneux, particulièrement bien conservée, se présente au regard comme une imposante motte castrale boisée de forme tronconique, entourée sur toute sa périphérie d'un large fossé encore en eau (profond de 1 à 2 m). L'étude archéologique publiée en 1986 précise que le site se compose de deux parties juxtaposées, la motte, "et une grande basse-cour, elle-même fermée par des fossés en partie comblés, mais dont le tracé circulaire est très apparent au milieu d'un parcellaire à géométrie orthogonale régulière... Le tertre (ou poype) mesure 36 m de diamètre à la base et 12 m de diamètre au niveau de la plate-forme supérieure ; la hauteur conservée est de 11 m. La plate-forme porte les vestiges d'un bâtiment de briques, dont la construction doit remonter au XVIIe siècle..." La grande basse-cour de Ligneux est accolée au tertre au sud-ouest ; le rapport archéologique indique qu'elle est surélevée par rapport aux terrains voisins et qu'elle est de forme elliptique de 200 m sur 100m environ, entourée d'un rempart de terre, ainsi que d'un fossé.

Commentaires d'usage régional

Poype

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection et label

Typologie de la zone de protection

Site inscrit

Intérêt de l'édifice

Site archéologique

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1989

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Jourdan Geneviève

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88