Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinevillage de Saint-Benoît
village de Saint-Benoît


Référence de la notice
IA04001636
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
14 octobre 2014
Date de dernière modification de la notice
2 juin 2022
Rédacteur de la notice
Autric Françoise ; Brunet Marceline
Mentions légales
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
village de Saint-Benoît
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
village
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; 04 ; Saint-Benoît
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
Canton
Annot
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle
Description historique
La première mention écrite de la communauté de Saint-Benoît semble apparaître en 1248, lorsque les seigneurs de Garac attachés au monastère de Saint-Dalmas-de-Valdeblore (Alpes Maritimes), filiale de l’abbaye piémontaise Saint-Dalmas de Pedona en Italie, octroient des donations sur le territoire des Sausses. Un prieuré important, qualifié de « monastérium » est construit. Les moines bénédictins érigent une église en l’honneur de Saint-Benoît, sur ce territoire jusqu’alors difficilement contrôlable. Elle va attirer les habitants d’un village « refuge », implanté en hauteur et ceux plus dispersés sur les espaces environnants. Un nouveau castrum, dont la seigneurie reste aux mains des Garac voit le jour sur un site défensif et forme un prieuré important. En 1264, le nombre de feux d’après les droits d’albergue et de cavalcade s’élevait à 80. Le village appartient au diocèse de Glandevès (Entrevaux) et à la viguerie d’Annot, de la sénéchaussée de Castellane. On dispose de peu de documents d’archives pour la période antérieure au 18e siècle. Au 19e siècle, la question la plus prégnante est celle de l'alimentation en eau, des fontaines et du canal. Une école existe depuis le milieu du 19e siècle. Le village possède également un four à pain, reconstruit en 1927 et un lavoir, en activité jusque dans les années 1960. Dans l’entre-deux-guerres le village a pu vivre en autarcie. Il comptait une épicerie, un tailleur, un chapelier, un notaire, un bistrot, un forgeron et un tailleur. Chaque famille disposait d’un cheptel même modeste et de parcelles capables de faire vivre une famille. La vie du village s’organisait, il y a encore peu, au début du 20e siècle en deux étapes liées au calendrier des travaux agricoles. La tradition orale confirme ce mode de vie. Toute la population du village possédait au moins une parcelle de terrain, située dans la zone d’arrosage. Durant la période estivale, la population « descendait dans les campagnes » avec les bêtes, s’installait dans les fermes et entrepôts pour y passer la bonne saison, en cultivant leur(s) parcelle(s). L’hiver se passait dans le village même, où chacun remontait, regroupait les bêtes (vaches, mulets ou âne, moutons et/ou chèvres), dans les entrepôts. Etaient également entreposées les réserves de foin pour les bêtes et les céréales nécessaires aux hommes.