Description de l'élévation intérieure
2 étages de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré
Commentaire descriptif de l'édifice
Casernement monumental, qui outre sa fonction principale, abrite aussi des fonctions centralisées pour l'ensemble du fort : écuries, boulangerie, abattoir, hôpital militaire, colombier militaire, central téléphonique et télégraphique, bureaux de l'administration. Il n'est pas aménagé pour abriter des positions de tir ou pour résister à l'artillerie, mais il n'en est pas moins un ouvrage fortifié pouvant assurer sa propre défense rapprochée, d'où le qualificatif de casernement défensif. Le plan général de ce complexe de casernes se caractérise par une absence totale de régularité, à cause de la topographie des lieux ; il s'organise selon une grand axe nord-sud en deux longs bâtiments parallèles d'un seul tenant, mais brisés par deux à trois ruptures d'axe, car ils suivent la ligne d'escarpement en demi-lune du site. Les deux bâtiments sont divisés intérieurement en travées régulières de chambres séparées par des murs de refend ; elles sont doubles en profondeur avec un corridor longitudinal de distribution. La cour ouvre à ses deux extrémités par un portail charretier inclus dans un mur de clôture qui relie les deux les deux bâtiments entre eux. Cinq de ses angles (quatre saillants, un rentrant) ont été renforcés de petits organes de flanquement, apparentés à des caponnières et parfois semi-circulaires. Les corps de garde sont situés à droite des deux entrées. Les écuries (pour 40 chevaux) sont situées dans le premier corps gauche au sud. Ensuite se trouve un corps de caserne puis le siège du commandement. Le rez-de-chaussée était affecté aux magasins d'artillerie et à ceux du génie, d'une cuisine pour la troupe et d'un abattoir, le premier sous-sol aux magasins de vivres et le second au bûcher. Le premier corps de caserne sud à droite se distingue par son élévation à deux étages sur ses trois premières travées ; au rez-de-chaussée : prison, infirmerie, réfectoire des officiers, au premier étage les logements des sous-officiers et officiers, et le colombier militaire au deuxième étage remplacé ensuite par le central téléphonique et télégraphique. Le corps de caserne suivant, à un étage, est plus simple : neuf travées en double profondeur avec des portes arcades percées en enfilade dans les murs de refend : il abritait au rez-de-chaussée des magasins d'artillerie et au premier l'hôpital militaire. Par son élévation à un étage et sa fonction polyvalente (travées d'escalier et latrines collectives) , l'organe suivant s'apparente plus à une tour de latrines défensive de conception néo-médiévale (forme extérieure symétrique à front convexe et angles arrondis) qu'à une simple caponnière. Le corps de caserne suivant est le plus ruiné de l'ensemble. Trois travées abritent la boulangerie et le fournil, les autres servant de magasins de vivres. L'étage était affecté aux chambrées (pour 50 hommes) .