Commentaire descriptif de l'édifice
L'église de Barry-en-Haut est un édifice en croix latine et à trois absides. Son porche est plus élevé que la nef. Un appentis abrite les six marches menant à l'entrée et la pièce bâtie contre la partie gauche de l'élévation occidentale. L'extrémité de l'appentis repose au nord sur une pile en bois et deux aisseliers, et sur un pilier maçonné au sud. L'élévation antérieure se compose d'un clocher mur, qui se fait de plus en plus étroit vers le sommet. Pour ce qui est de la partie allant jusqu'au haut de l'appentis, le côté est droit au sud et renforcé par un contrefort au nord, puis le mur se prolonge tout droit sur une hauteur à peu près égale. Ce second niveau est percé d'un oculus. La façade se réduit ensuite progressivement, par un retrait en pente, puis trois marches de plus en plus basses, qui se terminent par une courbe et une contre-courbe, dont les extrémités se rejoignent à la base d'une croix dont les embouts sont en fleur de lys. Le méridien et une girouette surmontent le tout. Par ailleurs, deux baies en plein cintre sont percées pour accueillir les cloches dans la partie supérieure de l'élévation. Une troisième plus petite se trouve au-dessus, mais vide. Un cadran d'horloge a été posé sous les cloches. Deux tirants horizontaux en métal consolident la façade de part et d'autre de l'oculus. La porte d'entrée est encadrée par deux piédroits monolithes, qui reposent sur des solins de pierre. Une niche abritant un saint Pierre est percée à droite et une fenêtre est ouverte à gauche, dans le mur sud de l'annexe. Elle est fermée par deux barreaux faits d'une succession de S horizontaux. Les autres élévations ne présentent pas d'autre élément particulier, si ce n'est que la sacristie est placée contre le mur sud. Ce modèle de portail est très fréquent dans l'Ariège. On le retrouve, par exemple, à Tarascon-sur-Ariège, Soueix, Sinsat, Vernaux, Montgauch, Durfort, Vernajoul, Baulou ou encore Bézac.£La nef est constituée d'un vaisseau unique, dont la longueur est d'une quinzaine de mètres, sachant que la taille totale de l'église est d'une vingtaine de mètres. Elle est couverte en berceau et délimitée par deux arcs doubleaux, qui forment trois travées. Ceux-là reposent sur des corbeaux et chaque côté ne s'ouvre que par une baie cintrée à ébrasement extérieur. L'enduit intérieur est rose, sauf la base qui est en blanc et délimitée par une moulure.£La croisée, qui est clairement signalée par des arcs, donne sur l'abside axiale et deux absidioles latérales, qui sont plus petites. La première est percée de trois baies très étroites et les autres chacune d'une baie donnant sur l'est. Ces absides sont moins hautes que la nef et que la croisée, dont la hauteur est similaire, sinon identique. Les absides sont couvertes de culs-de-four et la croisée d'un berceau. Pour finir, une tribune abritant des bancs a été placée au-dessus de l'entrée.
Indexation iconographique
Sacré-Coeur ; saint Joseph ; Enfant Jésus ; fleur de lys ; feuille de chêne
Description de l'iconographie
L'église comporte cinq vitraux. Deux de taille moyenne en plein cintre sont dans la nef. Ils abritent des figurent en pied dans un cadre gothique avec un encadrement de perles et de fleurs. Les trois vitraux du choeur sont très étroits. Deux sont à motif floral (feuilles de chênes et fleurs), tandis que celui du centre comprend six fleurs de lys incluses dans des compartiments octogonaux. Elles se distinguent des autres en ce qu'elles sont peintes à l'émail sur un verre transparent. Par ailleurs, le verre jaune qui l'encadre semble être du verre américain.£LV Gesta, Toulouse