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Plateforme ouverte du patrimoine

Coopérative vinicole : La Vigneronne ; Cellier du Palais Abbatial

Désignation

Dénomination de l'édifice

Établissement vinicole

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Coopérative vinicole

Appellation d'usage

La Vigneronne ; Cellier du Palais Abbatial

Titre courant

Coopérative vinicole : La Vigneronne ; Cellier du Palais Abbatial

Localisation

Localisation

Occitanie ; Aude (11) ; Caunes-Minervois ; Courtals (les) 5

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Languedoc-Roussillon

Canton

Peyriac-Minervois

Adresse de l'édifice

Courtals (les) 5

Références cadastrales

2008 D2 2346, 1072

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Chai ; logement ; bureau d'entreprise ; transformateur (abri) ; château d'eau

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1923

Commentaires concernant la datation

Porte la date ; daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source ; attribution par tradition orale ; attribution par analyse stylistique

Description historique

Les plans de la cave sont dressés par J.-P. Reverdy le 1er mars 1923, le bâtiment (capacité de la cuverie : 9642 hl) est construit la même année sous sa direction, par l'Entreprise Générale de Travaux et de Béton et par l'entreprise Charles Vallat Ing., de Toulouse (61, boulevard Lazare-Carnot). A la fin de 1923 ou l'année suivante, le premier agrandissement est construit contre le mur gouttereau nord : cet agrandissement est prévu dès le départ puisque le maître d'oeuvre a dessiné l'amorce du vaisseau sur le plan du projet. La distribution de la vendange dans la cave se fait par un chemin de fer à voie étroite (type Decauville) qui circule de la plate-forme de travail extérieure aux cuves et, en bas, une autre installation permet d'évacuer les marcs. Par la suite, les quais sont modernisés et la vendange est distribuée par des foulo-pompes. De nombreux travaux sont ensuite entrepris mais, faute de documentation, il ne peuvent être datés précisément. Trois vaisseaux identiques sont construits à droite du bâtiment primitif, probablement par Reverdy, puis par Pierre Rieux qui est l'auteur des quais installés entre les vaisseaux 3 et 4 en 1950. Avant 1965, un chai étroit et perpendiculaire est construit derrière la cave. En 1965, Ch. Azaïs dresse le projet d'agrandissement du 6e vaisseau qui comportera quatre cuves métalliques. Le projet est réalisé en deux tranches entre 1967 et 1968. A la fin de l'année 1969, le cabinet Azaïs et Izard, de Perpignan, dresse un projet pour l'installation de cuves en polyester dans le hall central de la cave de 1923. Cette opération est également réalisée sur plusieurs années. Les quais de réception de la vendange sont également modernisés en 1969 puis en 1976. D'autres travaux importants sont réalisés par la suite : cuveries extérieures au sud-est, modernisation des installations, etc. La cave a fusionné avec celle de Trausse qui a fermé depuis. La cave de Caunes est toujours en activité.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Maçonnerie ; enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan centré ; plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; demi-croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

La cave primitive est construite en contrebas de la ligne de chemin de fer qui passait devant les quais de réception. La distribution de la cave est caractéristique des réalisations de Reverdy, notamment à Durban, construite avant la guerre, Tuchan, Embrès-et-Castelmaure ou Roquefort qui sont postérieures à la guerre : il aménage un grand vaisseau unique, de plan rectangulaire très ramassé, avec un rapport longueur/largeur de 3/2, où les cuves sont disposées en couronne avec, soit un grand hall de travail au centre, soit une double batterie de cuves. La cave de Caunes est construite en étage de soubassement : l'architecte, profitant de la pente naturelle, a encaissé le bâtiment dans la pente pour aménager l'avant-corps et les quais au sommet des cuves. La vendange et l'évacuation des marcs se font à l'aide d'une installation de voie ferrée étroite, type Decauville, conçue en même temps que la cave. La réception de la vendange se fait par un quai extérieur desservi par les wagonnets qui amènent ensuite la récolte à la pesée et continue au-delà sur les cuves pour y déverser la vendange. Par la suite, ce système est abandonné au profit du déversement dans les conquets des bennes peseuses qui se déversent ensuite dans les foulo-pompes qui évacuent directement la vendange par les tuyaux. Un autre réseau ferré est disposé au rez-de-chaussée, dans le hall, au pied des cuves. Des plaques de manoeuvres circulaires disposées aux angles permettent aux pressoirs de circuler d'une cuve à l'autre et d'évacuer les marcs lors de la décuvaison pour les acheminer vers la trémie placée à l'arrière des quais, dans l'axe de la cave, où une chaîne à godets les conduit vers l'extérieur pour les stocker. Des cuves souterraines sont installées dans le hall, de part et d'autre du souterrain d'évacuation des marcs. L'avant-corps, placé sur le mur pignon du vaisseau, a un étage carré couvert d'un toit à deux versants coupé par la petite croupe chère à Reverdy ; dessous, s'inscrit le cartouche portant l'inscription de la cave, également caractéristique de cet architecte. Le logement occupe l'étage, les deux quais ouvrent au rez-de-chaussée. Le vaisseau nord, appuyé contre le vaisseau principal, est atypique : il ne comporte qu'une travée de cuves séparée du mur de la cave par une allée. Son mur gouttereau fait face au village, il est percé d'une porte surmontée d'un fronton cintré portant la date de construction de la cave et la raison sociale. En amont du vaisseau, un château d'eau est aligné sur le pignon du vaisseau primitif. De l'autre côté de la cave primitive, trois autres vaisseaux identiques, en étage de soubassement, sont adossés au sud : ils comprennent des cuves en lignes qui ménagent un hall dissymétrique en arrière du mur pignon amont. Les vaisseaux 3 et 4 sont précédés d'un grand avant-corps polygonal qui abrite des quais protégés sous un grand auvent proéminent en béton. Le style de la construction est le même que celui de la cave de Pépieux-en-Minervois qui a été construite par Pierre Rieux à la même époque : le niveau unique, le plan polygonal, l'alternance de baies larges pour les quais et de baies étroites pour les annexes sont identiques. Derrière les vaisseaux principaux, un chai indépendant est disposé perpendiculairement : il abrite une seule rangée de cuves parallélépipédiques au sud, des cuves rondes au nord. Au Sud, de grandes cuves rondes métalliques puis en inox sont installées en plein air.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une personne morale

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2008

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Sauget Jean-Michel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47